jeudi 31 décembre 2015

vendredi 25 décembre 2015

La nuit de Noël

Partie un, les cadeaux, ouverts le 25 au matin... très tôt le matin. À une heure du matin quoi.
Je ne sais pas ce qui, de la collection de louches ou de celle d'assiettes à escargots, remporte le plus vif succès.

Partie deux, la balade de nuit, la balade sous la pluie. Il est deux heures et demi, et nous venons de rentrer.

Partie trois, maintenant, on bouquine, on tisane, le chat ronronne, les chiennes sèchent.

J'avais accordée une nuit blanche à défaut de Noël blanc... La mioche expérimente... et vient de sombrer dans un doux sommeil.



Joyeux Noël !

mercredi 23 décembre 2015

Être prêt, une situation confortable

Un court article suite à celui de Sylvie, du blog Apprendre... autrement : http://ecolemaison.net/2015/12/22/journal-quotidien-180/

Voici un extrait ce que j'ai écrit en commentaire.
"Septembre 2017 est encore loin (la rentrée de l’année des six ans de ma mioche), mais quoi que je choisisse de faire, je ne veux pas y arriver les mains dans les poches, et ne pas savoir quoi écrire sur la première lettre à l’inspection de l’académie.
[...]
[en mode la preuve en est] Un de nos outils favoris depuis déjà un moment, c’est la copie de mots. J’ai pioché il y a des mois une méthode d’une institutrice Freinet qui consiste à écrire le mot dicté par l’enfant sur un bout de papier, et le lui donner pour qu’il le recopie. Et bien sans ça, j’aurai loupé le coche, je crois bien. Sans encore faire le lien syllabique, la mioche recopie avec enthousiasme et application ce qu’elle souhaite transmettre. Ce soir, à 22h, c’était une liste : draisienne, habit de sorcier, cravate, mais il arrive de plus en plus souvent que ça soit une phrase entière. Et nous commençons le travail sur la taille des lettres et l’écriture sur une ligne (l’explication du pourquoi il est nécessaire qu’elle écrive maintenant en script et non plus en lettre bâton date aussi de ce soir, et parfaitement comprise et adoptée).
C’est tellement confortable d’être prête, en tant que parent !"


C'est vrai, il faut être prêt à suivre, être prêt à tout, ça ne prévient pas quand ça arrive. 

Quand on me demande ce que je fais, souvent et avec habileté, je détourne la conversation. Parce que qui prendrait le temps de comprendre que je me soucie des outils pédagogiques qui nous seront nécessaires dans trois ou quatre ans ? Et si je n'avais pas tous les outils là maintenant pour entamer une année de cp (c'est bien trop tôt, je ne jouerai pas à ça avec ma précieuse enfant encore chéper sur la Lune), est-ce que la petite enfance en liberté me paraîtrait aussi confortable ? 

Je suis confiante et sûre de moi, parce que je travaille beaucoup. En fait je n'ai jamais mené un si gros travail de recherche. Je ne parle pas de recherche de fiches, d'exercices, de programmes, de progression, de livres vivants, de documentaires, de jeux, je parle de techniques, de méthodologie pédagogique éprouvées dans les écoles et les classes alternatives, en particulier dans les courants Charlotte Mason, Célestin Freinet et Reggio Emilia. Le tâtonnement expérimentale, du maître et de l'élève, ne se fait pas sur du vent. Il y a un fond, une logique humaine, au fonctionnement maître-élève, groupe famille, enfant-environnement (surtout). Cette logique perçue par le maître ou le parent, je m'avancerai à dire que c'est bien plus de la moitié du travail de fait. L'autre moitié du travail, c'est la mise en oeuvre pratique de ce principe logique, avec une méthode la plus simple qui soit. Les miettes qui restent, on peut choisir de les consacrer à ce qu'on veut. 

Et comme j'ai annoncé un court article, je m'arrête là.  

Bel hiver et joyeux Noël !

Je profite de ce jour entre deux pour vous souhaiter une belle saison hivernale et un Noël plein d'amour et de paix.


lundi 21 décembre 2015

Bientôt Noël, et bientôt cinq ans...

J'en profite pour remercier la famille pour les cadeaux en avance ou très en avance. On vous zaime !



Cinq ans que je me vautre et patauge dans le tâtonnement expérimental parental avec délectation, comme un petit cochon (ou Jojo la border collie) dans la mare de boue la plus étendue, la plus boueuse, la plus argileuse qu'on ait jamais vu. Quant à savoir si la mioche se plait dans cette façon de faire, il faudrait déjà l'attraper avant de lui poser la question. Non, je suis médisante. Mais c'est qu'elle en a de l'énergie la mioche. 23h-10h période de sommeil imperturbable. 10h-23h période d'éveil en non-stop. Et ce depuis des mois. Et il n'y a pas de cernes sous ses yeux. Pas de rhumes récurrents, de toux interminables. Pas de fatigue nerveuse dans ce tout petit corps bondissant et chatouilleux.
Pas de fatigue de fin de semaine, ni de lundi douloureux. Et elle commence à bien comprendre "en n'allant pas à l'école, je me respecte, je respecte ce rythme biologique un peu décalé et ce réservoir d'énergie sans fond".
Elle s'approprie ce choix qui est le mien d'autant plus qu'elle a remarqué qu'il n'y avait pas de différence entre ce qu'elle découvre seule, et ce que sa super meilleure copine fait en grande section de maternelle (la mioche serait chez les moyens dans une version Education Nationale de notre mode de vie). Non pas qu'elle soit en avance, pas du tout, c'est une enfant ordinaire, comme en parle si bien Brune dans son dernier article. Mais c'est une enfant libre, et ça carbure ces bestioles.

En digne héritière de Lili-Prune (lisez Ponti !), ce fut pour la Mioche cinq ans d'inventions et de découvertes. Rien n'existait de ce qu'elle a découvert et inventé. Si si. Et il n'y a pas que Ponti qui le dit. La maman des Petits Homeschoolers partage aussi un peu de cet avis.

Je clos ce billet de façon un peu brutale (c'est que j'ai un gilet printanier à offrir à la mi-janvier à la mioche, et il ne se tricote pas tout seul) avec un lien vers cet article du blog Apprendre et découvrir autrement, l'aventure de Mi et Lou.


Bon solstice d'hiver à tous !



jeudi 10 décembre 2015

Libre maternelle

Ou comment laisser feuilles, cartons et ciseaux à disposition de la mioche lui a permis d'apprendre seule à découper avec de plus en plus de précision.

Nul besoin, finalement, de livrets de découpage, d'impression à la chaine de motifs aux niveaux échelonnés... La mioche a toujours été libre de découper des formes selon son imagination, sans que je ne me préoccupe d'un quelconque niveau rapporté au programme EN de l'école maternelle, ni même de ce qu'elle découpait (m'en fout royalement en réalité, mère indigne des machins en petits bouts de papier offerts avec tant d'amour...).
La voyant détourer ses messages pour Tomaz le korrigan aujourd'hui (je le remarque aujourd'hui, mais en regardant dans la boîte à mots, elle le fait depuis un moment), je me suis dit chouette, elle va apprécier les poupées de papier à habiller (genre, je serais sûr qu'elle ne hurlera pas de désespoir après avoir malencontreusement tranché le bras de sa poupée quoi).

Et bien oui, elle apprécie. Et si elle prend un ou deux millimètres de marge par endroit (le papier était dans le mauvais sens maman tu vois c'est pour ça qu'il y a encore du blanc pour pas lui couper le pouce), vas-y que je te découpe bien net entre les bougies de la couronne de sainte Lucie, entre les épaules et les tresses de la poupée...

Je pense qu'il est vraiment des choses qui sont inutiles d'apprendre aux enfants, ils se débrouillent très bien tous seuls.

Dans un autre registre, elle n'a jamais trop aimé les coloriages (enfin si, les voir et les imprimer, oui, les mettre en couleur, non). Ça ne l'a pas empêchée de savoir aujourd'hui remplir une surface sans dépasser (bon elle n'est pas à l'abri du dérapage non plus, hein, ce n'est pas un petit génie du pinceau). En fait, elle s'est imposée seule la contrainte de ne pas sortir des lignes, je ne lui ai pas demandé.

Et oui, souvent, moins j'en (je m'en) fais, mieux elle se porte.

Sauf pour l'écrit-lire. Là, visiblement, mon intervention est acceptée voir requise, au moins quelques mots par jour. Par exemple, aujourd'hui, elle m'a demandé de lui dicter lettre à lettre la phrase "tu n'as pas fait mon plan." Ça lui demande beaucoup d'efforts, elle s'est arrêtée après "tu n'as pas fait". Mais voilà quoi. Elle n'est pas encore à relier les lettres en syllabes, mais maman, sers-moi donc d'outil pour que j'écrive, j'en suis donc, moi, à l'état d'intermédiaire entre sa pensée et sa main. (Et c'est plaisant comme job.)

Je lis ce qu'elle écrit seule.
AORAMNTOMNPRA et autres assemblages de lettres hilarants à prononcer.
Sur tous supports, à toute heure du jour, tout à l'heure c'était écrit au doigt sur une vitre embuée.
Je lui dis que je ne comprend pas, que ce ne sont pas des mots signifiants, mais qu'on peut la lire, et que c'est très drôle.
Je lui désigne ses lettres les mieux formées, en remarquant que mieux elle trace mieux je la lis.

Bon, parfois, c'est fatiguant d'être présente. Et là, présentement, j'aurai bien besoin de deux jours pour dormir, bouquiner, et re-dormir, sans mioche et sans chiennes, sans le chat.

mardi 8 décembre 2015

En fin d'après-midi



La nuit est tombée, les lampes sont allumées. À peine rentrée de sa balade, au coucher du soleil, la mioche s'installe d'office à son bureau pour s'entrainer au traçage des lettres, écrire dans son carnet, et puis peindre un peu.

Il est urgent que je lui change cet éclairage aveuglant...
Edition du mercredi 23, ça y est, la lampe de bureau est équipée d'une ampoule LED.

Elle...

... chausse ses bottes en caoutchouc taille 26, répond oui-oui aux recommandations de sa mère, et se sauve dans cette magnifique après-midi de décembre.

dimanche 6 décembre 2015

Le korrigan de la Mioche

Depuis plus d'une semaine, la mioche échange des petits mots avec un korrigan, qui vient passer ses nuits à la maison, parce qu'une tempête a détruit sa maison, et qu'il lui faut un peu de temps pour la reconstruire.

Tomaz, c'est son nom, lui apporte une à une les grosses bougies de l'Avent, les jaunes que la mioche a choisies dans le magasin et que nous avons achetées ensemble. Il en profite pour glisser un billet avec une histoire d'anges (un extrait du livre "Fêter l'avent" de Soline et Pierre Lienhard). Dimanche dernier, nous avons lu l'arrivée de l'ange au grand manteau bleu, tissé de silence et de paix. C'est l'ange qui invite à préparer Noël, celui qui incite à l'empathie et à l'attention. Bien que je n'ai pas été élevée dans un milieu croyant, j'aime utiliser certaines ressources religieuses pour présenter des valeurs universelles qui font de l'être humain quelqu'un de bien. Les anges et les saints (mais aussi les divinités hindous, aborigènes, amérindiennes...) font très bien le lien entre ce qui est sacré et et la façon dont un enfant peut l'appréhender. Cela reste dans son univers merveilleux, ça lui est accessible, à égalité avec une jolie histoire de chien de traineau dans la neige du Grand Nord, ou bien de Tomaz sans abri à cause de la tempête.

Aujourd'hui, Tomaz le korrigan lui offre aussi trois petits présents pour la Saint Nicolas, une belle bougie pomme de pin, un caramel au beurre salé et une sucette en chocolat (parce que les pains d'épice traditionnels, nous les cuisinons ensemble). Le billet de l'ange rouge est glissé contre la bougie, le tout dans les bottes soigneusement déposées hier soir devant la porte de notre chambre.

Eurêka !

Je crois que j'ai compris comment on pouvait arriver à une jolie maison et un chouette intérieur quand on a du goût mais les capacités artistiques d'une fourchette en plastique bas de gamme (et qu'on est l'antithèse d'une bonne femme de ménage).

1) Passer des heures sur Pinterest et la blogosphère pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas.
2) Tout chambouler d'un coup, et réaménager un petit coin à la fois. (Vivre dans une maison moche ou dans une maison "en cours", de toute façon, c'est désagréable.)
3) Ce qui ne rentre nul par rentre très bien dans des cartons et direction La Croix Rouge Française.
4) Pas touche à la toute nouvelle maison sous l'escalier, c'est d'accord.
5) Tout coin réarrangé avec goût ça fonctionne c'est (enfin) beau c'est (même) vivable se verra attribuer un jour de ménage. La petite cuisine (l'évier et son meuble, les gamelles animalière, les poubelles, la gazinière, le carrelage mural), et la nouvelle petite maison sous l'escalier sont récurées le dimanche.

***

C'est assez rigolo de revenir sur un tel article quelques jours plus tard. Parce qu'en effet, les beaux coins bien aménagés se nettoient presque tous seuls.

Ce qui veut dire que notre atelier-salle de classe dans ses quartiers d'hiver a bonne chance de rester là pendant l'été.

jeudi 26 novembre 2015

Une journée en ville

Nous, campagnardes.
Nous, aimer arbres et brins d'herbe.
Nous, aimer odeurs de bouse et chien mouillé.
Nous, barbares avec nos tâches propres indélébiles, sur nos jeans trop grand La Croix Rouge, et nos cirés éculés.
Nous, pas regarder à nos pieds quand marcher sur trottoir (radar à bouses fonctionner aussi sur crottes de chien).
Nous, faire face à l'adversité, et aller à la grande ville polluée et surpeuplée pour acheter une nouvelle paire de demi-pointes en taille 25. Ou 26, vu comment mioche sauvage plier les orteils dans taille 24. Et puis collant de danse sans pied, et justaucorps en 4-6 ans décent (avec des petites manches quoi)(oui, fines bretelles pas tenir sur frêles épaules de pigeon de la mioche). Et pas roses.


vendredi 20 novembre 2015

Une nouvelle, des nouvelles

Nous voilà rendu à un mois du solstice d'hiver. Après quelques jours de grisaille et de pluie, le besoin de lumière se fait sentir. Les jours sont trop courts, le ryhtme décalé de la mioche du milieu de la matinée à tard dans la soirée réduit encore la durée de notre ensoleillement.

J'ai réalisé quelque chose dans ces 20 premiers jours du mois de novembre, j'ai écrit une nouvelle. Enfin un roman, parce que l'histoire a pris des proportions inattendues (et bienvenues). Ce n'est pas par hasard que je me suis lancée dans l'aventure. Depuis de nombreux mois une idée dormait dans le fond d'une pochette bien rangée sur mon grand bureau. Et puis j'ai pris connaissance du National Novel Writing Month, un grand challenge à l'échelle mondiale, écrire 50 000 mots durant les 30 jours du mois de novembre. Il faut parfois attendre un peu, laisser murir un projet trop flou. Et sauter à pieds joints quand l'occasion se présente, sans hésiter.
Il m'aura fallu 16 jours pour écrire 50 013 mots. Je ne m'arrêterai pas là, mes héros attendant le développement complet par le détail et le menu de toutes leurs aventures, mais je prendrai mon temps, il me faut réécrire des passages entiers (une histoire de contexte initial qui ne m'appartient pas, mais dont je peux à présent m'affranchir), en corriger l'orthographe et la grammaire, travailler mes champs lexicaux. Car pour le NaNo WriMo, on met tout simplement son éditeur intérieur en veille. On le bâillonne, on l'aveugle, on lui bourre les oreilles de persil ou de coton, et on laisse ses mains courir sur le papier ou sur le clavier. Travail assez difficile au début, où on est tenté de se relire pour enregistrer quelque chose de beau. Mais là n'est pas le but du NaNo. Il fallait juste écrire, beaucoup, produire le matériau pour les deux mois de correction (janvier et février).

En voici un extrait, brut de pomme (et presque de saison) :

Il était toujours surpris qu'une si petite maison compta trois cheminées, il se demandait toujours ce qu'il était passé par la tête du grand-père quand il avait construit le cottage. En plus, le toit n'était pas des plus faciles à escalader, un peu arrondi, un peu étroit.

Hippolyte n'oublia pas de remplir les mangeoires de graines et de graisses, et il pouvait passer des heures à observer le ballet des petits oiseaux chanteurs autour de cette manne charitable.

Typiquement NaNoïque, des approximations et des erreurs dans le vocabulaire (manne charitable... hum, "arrondi" pour un toit, gné !), une concordance de temps à vérifier, ce qu'il -> ce qui, etc... La mioche participe au projet en illustrant la première impression du premier brouillon (plus facile à annoter pour ma bêta-lectrice qu'un fichier informatique). 
D'ailleurs, la mioche, elle n'a pas forcément bien vécu ces jours-là, où j'étais ailleurs pour cause de claviotage intense. Le huitième jour, elle a pété une pile, une colère monstrueuse. Mais maman a fait de la résistance, et quand l'imprimante familiale a avalé et recraché feuille après feuille mon histoire, la mioche a compris le pourquoi de tant d'indisponibilité maternelle. "Tu as écrit tout ça ? Mais c'est long !"

J'ai maintenant envie de bricoler de multiples petites choses pour décorer la maison, avec elle. Notre classe atelier a pris ses quartiers d'hiver au rez-de-chaussée, et l'atelier textile attend en grandes souffrances et en cartons d'être réaménagé à l'étage, dans la grande pièce. 






samedi 26 septembre 2015

Bain de mioches

Retour sur une belle semaine dans une crèche parentale.

Lundi, présentation des fils et des cocons de soie, du fuseau, de la laine. Planté de clous dans des tréteaux pour fabriquer des métiers à tisser sommaires. Montage de la chaine.

Mardi, feutre.

Jeudi, promenade récolte d'automne et broderie de trucs. Histoire contée de Dora Jung.

Vendredi, couture sur machine à coudre de guirlandes à fanions. Un grand succès.

Entre 10 et 20 minutes par jour et par enfant, de beaux instants de collaboration du groupe entier.

À creuser pour cette tranche d'âge (3 ans - 4ans et demi), les histoires vraies contées. Et puis me présenter sous forme d'une sorte de colporteur aux poches et aux boîtes / besaces / charrette bien remplies, ils ont bien accroché quand j'ai ainsi mis en scène la présentation de la broderie.



mardi 15 septembre 2015

Après tout

Allez, il n'y avait pas de raison que ça s'arrête, le programme Murphy continue avec une chasse aux poux...

samedi 12 septembre 2015

Plus de détachement d'un côté, moins de pitié de l'autre.

Ne plus prendre trop à coeur les (v)agissements des uns et des autres, mais agir (choisir) quand l'occasion s'en présente pour secouer l'atmosphère lourde de guimauve inerte et bien-pensante. J'en suis là, et il semble que ça puisse en ébranler plus d'un dans mon entourage.

C'est qu'à contenir cette hargne et cette colère, on se rend malade, hein.

Et encore.

Hier, j'entendais de la bouche d'une personne tout à fait sensée, qu'un groupe d'enfants de trois ans ne découpe pas avec des ciseaux, qu'à la limite il faudrait lui déchirer.
Qu'un groupe d'enfants de trois ans se satisfait d'empreintes de mains dans la peinture, de bonhommes en feuilles, de projets dirigés d'art simplifié en somme.
Cette personne a été pendant un mois l'institutrice de maternelle de ma fille.
WTF ? Tu veux dire que pendant un mois, ma gosse a perdu son temps à écouter tes consignes pourries et à faire une sieste obligatoire  ? Qu'elle n'a pas pu avoir accès à du matériel qu'elle utilisera tout le restant de ses jours (plus de 80 ans j'espère) ? Que la classe a été considérée comme un groupe d'élèves de maternelle auquel proposer des activités adaptées-à-leur-âge-tu-comprends en lieu et place d'un groupe d'enfants capables à accompagner dans leurs projets ?

Il est prévu que dans deux semaines une rencontre entre mioches et fibres. Si les grandes lignes sont tracées (pour l'approvisionnement en matériel), des projets collectifs sous le coude (tapis en feutre, petits déguisements, tapisserie sauvage), mon fil directeur reste la découverte libre, le respect de la création spontanée ou réfléchie de l'enfant. Je serai à égalité avec la bâche, le savon, l'aiguille, le métier à tisser, un simple support technique. Et un aussi, sûrement, surtout, un camarade de jeu.
Approche naturelle, riche, simple, sans préparation dispendieuse en temps et en énergie. Juste partager un moment ensemble autour des fibres et des fils.

Semaine de rien

Saletés de crobes opportunistes, et la mère sous antibiotiques.
Autant dire que nous n'avons pas pris notre matériel de peinture pour essayer l'art pariétal en plein air, nous n'avons pas passé de longues heures à pratiquer l'allumage d'un feu par friction, nous n'avons pas fabriquer de pendentifs en os, nous n'avons pas...
Tout cela n'est que partie remise, l'essentiel étant que la mioche peut maintenant donner un sens au mot préhistoire, y associer des images, des histoires, des outils, des noms.

samedi 5 septembre 2015

La Préhistoire, quand on n'a pas 5 ans - j3 et j4

Hier (j3)

Début de la lecture du BT l'ours des cavernes. Complexe pour une maternelle, présence d'un vocabulaire technique, mais lecture appréciée.


Aujourd'hui (j4)

Visites virtuelles :
À nouveau Font-de-Gaumes, pour une navigation en solo à travers la grotte.
Lascaux, http://www.lascaux.culture.fr/, la mioche a été impressionnée par le puit et la peinture de l'homme blessé.

Lecture du soir : fin BT l'ours des cavernes, seconde partie bien plus accessible pour la mioche.

mercredi 2 septembre 2015

La Préhistoire, quand on n'a pas encore 5 ans - jour 1

Dès le lever, la mioche s'est replongée dans son livre "Les hommes de la préhistoire". Elle l'a emmené pour mettre les chèvres au pré, pour nourrir les poules.

Peinture ocre jaune + eau, technique, support & mélange à revoir, ça tombe bien, on a encore à essayer de l'ocre rouge, du rose et du brun.

Deux reportages C'est pas sorcier, Néandertal et le néolithique.

Essais avec silex et briquet de fer (faute de pyrite), démo braise sur amadou.

L'Odyssée de l'espèce, en entier. Discussion. Comparaison avec la frise d'Anyssa (cf billet ressources), avec ce que nous ont raconté Jamie, Fred, Sabine et la petite voix.

Arkéo junior n°122 et n° 220 en libre accès.

Re-balade du livre fétiche pour rentrer les chèvres et les poules.

Lecture du soir : le dernier tiers de son livre.

La Préhistoire, quand on n'a pas encore 5 ans - Ressources

Merci à Anyssa (blog découvert en passant par une autre ecole pour mes enfants) pour tout ça :

http://www.anyssa.org/classedesgnomes/la-prehistoire-sur-les-pas-des-premiers-hommes/
http://www.anyssa.org/classedesgnomes/prehistoire-qui-sont-les-australopitheques/
http://www.anyssa.org/classedesgnomes/comment-vivaient-les-hommes-du-paleolithique/
http://www.anyssa.org/classedesgnomes/comment-vivaient-les-hommes-du-neolithique/


Ressources techniques

http://forum.davidmanise.com/index.php/board,24.0.html


Bibliographie

Les hommes de la préhistoire, Marie-Pierre Perdrizet, Hachette Jeunesse, 1991
BT 1085 L'Aven de Romain-La-Roche
BT 1046 L'ours des cavernes
Arkéo junior n°220 Spécial Préhistoire
Arkéo junior n°122
Le premier dessin du monde, Florence Reynaud, Hachette jeunesse, 2000
Un jour chez les Australopithèques, A.-M. Bacon, V. Barriel, S. Hochain, l'école des loisirs.


Documentaires

C'est pas Sorcier
Néandertal
https://www.youtube.com/watch?v=8WiGCZ4Tk8o
Néolithique
https://www.youtube.com/watch?v=p1UKVXA25EM

Visites

Visite virtuelle de la grotte de Font-de-Gaume
http://font-de-gaume.monuments-nationaux.fr/fr/?intro



mardi 1 septembre 2015

La Préhistoire, quand on n'a pas encore 5 ans

Ahem. On va peut-être commencer plus tôt que prévu...

À qui la faute ?

image tirée de ce site : http://mosa.ouvaton.org/main/main4.htm

Ma propre bibliothèque enfantine était fort intéressante. On la rapatrie de chez mon père par étagères et morceaux choisis pour la mioche. Ce documentaire-ci faisait partie de fournée estivale. Et, alors que je ne savais pas par quel bout aborder la Préhistoire, v'là la mioche qui le sort de la bibliothèque, le feuillette, pose son derch sur un siège pour mieux le lire, et, ... "Maman, pourquoi ? "

La voici donc, enroulée dans sa peau de mouton, la mioche préhistorique, qui trépigne parce que oui, c'est promis, demain on va cracher de l'ocre sur nos mains pour faire des dessins sur les rochers. Oui, c'est promis, on va fabriquer un harpon. Oui, on va tanner des peaux pour apprendre à les coudre avec des tendons et des aiguilles. Oui, on va faire des bijoux en pierre, en os et en coquillage. Oui, on fera sécher la viande. Oui, on fabriquera une lampe à huile.
Et non, je viens déjà de lire les deux tiers du bouquin à voix haute, il est 22h15, je lirai la suite demain au petit déj', au lit la Préhistoriette !







T.A.F.*

Cacedédi-réappropriation des TIFs (Travaux d'Intérêt Familial) des Chroniques du Poulailler.




Voilà son T.A.F. dédié : le nettoyage (balai + lessive) du sol de l'atelier tout les deux ou trois jours.
À noter que pour balayer et lessiver, il est nécessaire que l'atelier soit au préalable rangé.




* Travail à faire. Ok c'est moins glamour que l'original. 




#notrenonrentreescolaire

Sur une invitation des Échappés du bocal...

Il y a une semaine, j'ai envoyé sur les roses le père de la mioche.
"Alors on s'arrange comment pour l'école. C'est le 2, hein, c'est ça.
- On va pas recommencer pas les conneries, une fois ça va.
- Quoi une connerie ?
- Oui. Elle n'ira pas à l'école.
- Mais elle a envie d'y aller !
- Laisse tomber."

La mioche n'a pas envie d'aller à l'école pour l'école. Elle veut jouer avec ses potes.
Elle a besoin de passer librement de l'intérieur d'un bâtiment à l'extérieur, et de faire le chemin inverse, tout en jouant avec ses potes, et surtout pas sous la direction d'un adulte.

Elle suit son rythme naturel, 21h30, au plus tard 22h au lit, et réveil à 9h, 9h20, au plus tard 10h du matin. Et puis c'est du non-stop jusqu'au soir.
La mioche s'alimente à son rythme, elle boit de la tisane par petites gorgées tout au long de la journée*.

Et la mioche est qualifiée d'épanouie, adorable, polie, sociale, sociable, pile électrique, énergique, volontaire, curieuse, ...

Il y a quelques jours, j'envoyais péter une voisine qui me certifiait que l'école était obligatoire, malgré ma citation (presque par coeur à force) de la loi française.

Je vais envoyer bouler beaucoup de monde si ce beaucoup de monde s'obstine à causer école de la République à la mioche. Personne ne s'intéresse à ses centres d'intérêt, qui couvrent approximativement tous les domaines de la recherche scientifique et de la littérature. Non, ça fait deux ans qu'elle n'entend plus parler que d'école. Alors, plus de pitié, j'vais envoyer bouler. Bouler les gens sans imagination. Bouler les relous donneurs de leçons. Bouler le connard qui sait mieux que moi sans en bran*** une au quotidien pour sa mioche.

C'est moche hein, pour un si beau 1er septembre.
J'cause moche, je m'épargne l'effort des pensées bienveillantes envers ceux qui se foutent de ma gueule.

Mais l'enfance de la mioche, on ne la vivra qu'une seule fois ensemble.





* Durant le mois passé à l'école maternelle, elle en sortait chaque jour assoiffée comme un chameau éreinté d'avoir traversé un désert, et descendait une petite bouteille d'eau presque d'une seule lampée.

L'été se poursuit...

... encore trois semaines, et si je l'apprécie pour ses fruits, ce n'est pas ma saison favorite.

J'aime la pluie, les landes froides, le brouillard, l'herbe verte et mouillée, la fraicheur du printemps, et peut-être encore plus celle de l'automne.

J'ai remis des tricots sur mes aiguilles.

Liste des courses :
- un nouveau ciré pour la mioche
- du grillage à poule
- tuyau de poêle et réducteur associé



lundi 31 août 2015

Brumeux et humide

Pense-bêtes :
Faire brouter les chardons du pré par les chèvres cet après-midi.
Négocier avec les poules pour qu'elles pondent un peu plus, j'ai envie d'une énorme omelette aux pommes de terre et aux oignons.
Brosser Igor avant de la peser sinon c'est de la triche. Peser aussi Jojo, le chat et la mioche.
Déménager la grosse araignée de l'atelier dans la cabane à bois.
Pendant l'éclaircie, le rayon de soleil dont nous aurons la chance de bénéficier aujourd'hui, étriller les ânes.








dimanche 30 août 2015

Graphie

Cursive, script, capitale, cursive, script, capitale, cursive... et le débat est un cercle vicieux.

En réalité, de débat il n'y a plus dans la maison. La mioche doit avant tout être capable de déchiffrer mes propres pattes de mouches scripto-cursives, parce que c'est quand même mon écriture qu'elle a sous le nez quand elle tient la liste des courses, ou tiendra les petites notes lui disant de ne pas oublier son sac, le rdv chez les copains, "je reviens dans 5 minutes, va attendre chez la voisine", etc...

Et puis, je n'écris pas si mal que ça...

Année scolaire 2015-2016

Comme je l'ai dit, si je met une programmation en place, des routines, des projets, ce ne sera pas avant l'automne. Il n'en reste pas moins que ça cogite grave là-haut.

Que va faire la mioche de septembre à juin ?

De la danse classique. Déjà. Pour le corps, le collectif, et l'expression artistique.
Un autre projet collectif à l'état embryonnaire qui se mijote gentiment dans la sphère IEF bretonne, pour la culture, le collectif, et la linguistique.

Pour une 5 ans, ça occupe déjà quelques heures dans la semaine. Ça, et le bain de livres quotidien, les futures poules, le jardin, la nature, les sorties en reconstitution... Ça "suffirait" largement.
Sauf que...

Qu'est ce que j'ai envie de faire avec la mioche pendant cette année ?

Ne pas lâcher le projet théâtre et marionnettes, ni le projet CPN.
Explorer la Préhistoire et l'Antiquité. Arriver où nous en sommes en histoire vivante, au Ve siècle.
Aller à Londres, en Écosse, en Allemagne, retourner en Belgique.
Tenir un carnet nature. Ou écrire un journal tout court.
Faire quelques sorties à poneys.
Adopter une petite chèvre.
Faire des fêtes chez nous.

Alors, quoi ?

Poser une plage horaire hebdomadaire pour l'Histoire ou saisir les temps d'attention au vol ?
Imposer proposer imaginer un travail d'écriture quotidien ou continuer avec des carnets et des stylos dans tous les coins de la maison ?
Continuer les mathématiques au naturel ou bien les cuisiner à la sauce pédagogique ?




mardi 18 août 2015

Notre rentrée je la vois...

... dans longtemps.
Pas avant l'automne et ses brumes matinales.
Quand la réouverture de la chasse approchera, que les mardi, jeudi, samedi et dimanche, la Forêt sera déclarée zone de guerre inter-espèces, alors ce sera le bon moment.






vendredi 14 août 2015

Zoniversaire

Outch comme qui dirait, on le sent passer.

Petit réveil du vilain zoster (ha, enfin un nom de virus qui swing, zoster, gangster, munster), une semaine et demi perdue dans les méandres douloureux de vésicules inesthétiques et batailles de nerfs chatouilleux, and I'm back.

Genre ce n'est pas du tout une maladie qui ne s'en prend généralement qu'aux vieux, et que donc, nous dirons que c'était juste pour que je n'oublie pas que j'ai maturé d'une pige.

Et ouais, 29 balais, ça a comme quelque chose de classieux, de digne, d'encore un peu foufou de jeunesse, et je suis bien moins con que je n'ai pu l'être, j'ai même appris à bien aimer les gens.


vendredi 7 août 2015

Une histoire de petits carnets

J'adore la papèterie. Surtout les carnets. (Qui n'aime pas les carnets ?)

En réalité, nous adorons les carnets. Il en traine un peu partout dans la maison, des vieux, des neufs, des récup', des beaux, des tout chemo.

J'y écris nombre de choses dont je ne veux pas m'encombrer la mémoire (bien que je les retienne tout de même), la liste de mes laines préférées, un calcul de métrage un peu complexe, les temps de travail à l'atelier, une liste de plantes pour le potager, un nième budget peinture pour la maison, ...

Et la mioche y trace nombre de lettres, de mots dictés, de mots recopiés, et parsème nos carnets de petits dessins.

Nos carnets sont collectifs, nos notes s'y imbriquant au fil des pages, travaux individuels sur un support commun.


mercredi 29 juillet 2015

C'est rouge et j'ai trois billes.

Teacher Tom: Stupid Questions
(en anglais)

" We yank children away from their proper role as self-motivated scientists, testing their world by asking and answering their own questions, and instead force them to become test takers, occupying their brains with our stupid questions."


vendredi 24 juillet 2015

En recons'

Le mauvais oeil est conjuré, congédié, sa conspiration déjouée, et je me sens vachement moins boulet \o/

Nous serons présentes ce week end à l'abbaye de Landevennec (29) avec Letavia. Vu qu'il semble y avoir de la place dans le véhicule, j'essaie de rassembler de quoi animer dans le domaine de l'artisanat textile. Laines et outils semblent s'être dispersés dans toute la maison...

mercredi 22 juillet 2015

Tant et plus

Je refuse que ce blog se laisse gagner par la torpeur estivale ! Il n'y a aucune raison vraiment juste et tant à (d)écrire ! 

 http://www.tetedemule.org/fr/
C'est obligé on ira, cette année sur un coup de tête ou l'an prochain de façon pas beaucoup plus réfléchie.

RIADE ce week-end à Concoret : http://par-nature.fr/event/rencontre-informelle-autour-des-enfants-2015/

Et puis, il était prévu que nous soyons présentes à Landevennec http://www.musee-abbaye-landevennec.fr/en-ce-moment/cette-semaine avec Letavia, mais j'ai fait mon boulet niveau logistique transport, donc on est mercredi, et je ne sais pas si on part vendredi.

Enfin, un forum que j'aime (et n'ai que trop peu de temps pour le parcourir et encore moins y écrire) : http://www.mauvaisesherbes.org/


samedi 18 juillet 2015

Deux livres, les résultats

Un seul nom dans le chapio pour  : ce livre est donc pour Isabelle.

Et  partira chez Jolie Cousette !

Isabelle et Jolie Cousette, laissez moi un message via le formulaire de contact, indiquant à quelles adresses envoyer les paquets ^^

Merci à tous d'avoir participé !



lundi 6 juillet 2015

Deux livres à vous offrir

Ce blog est maintenant tout juste vieux d'un mois. Depuis que j'ai commencé à bloguer, il y a presque 5 ans, jamais je n'ai fait de concours, de blog-anniversaire, jamais je n'ai offert de cadeau, non pas que je n'en ressentais pas l'envie, mais je n'en voyais pas les possibles modalités.

Les horaires de la poste communale ayant été modifiés, d'une façon bien plus pratique pour moi, j'ai envie de faire profiter deux familles de deux livres que j'ai beaucoup lu (et annoté au crayon gris pour le second), et dont je me sépare aujourd'hui.



Élever son enfant... autrement - Ressources pour un autre maternage, Catherine Dumonteil-Kremer, Éditions La Plage




Les apprentissages autonomes - Comment les enfants s'instruisent sans enseignement, John Holt, Collection Apprendre, Éditions l'Instant Présent



Il suffit de laisser un commentaire précisant le ou les livres pour lesquels vous souhaitez participer (pour vous ou pour offrir). Une petite main innocente procèdera à deux tirages au sort dans un joli chapeau dans une semaine et demi, jeudi 16 juillet.

dimanche 5 juillet 2015

Zeus et la tortue

  Zeus, célébrant ses noces, régalait tous les animaux. Seule la tortue lui fit défaut. Intriguée de son absence, il la questionna le lendemain : "Pourquoi, seule des animaux, n'es-tu pas venue à mon festin ?
- Logis familial, logis idéal !" répondit la tortue. Zeus indigné contre elle la condamna à porter partout sa maison sur son dos.
  C'est ainsi que beaucoup préfèrent vivre simplement chez eux que de manger richement à la table d'autrui.

Ésope

samedi 4 juillet 2015

Désobéissance technologique

Il y a eu L'esprit du "hacker".

Et puis Hacker l'éducation.

Aujourd'hui, j'aurai pu écrire Hacker la grande industrie.

Mais j'ai préféré reprendre un nom déjà attribué. La désobéissance technologique, ou ne jamais considérer comme finie la quantité de fonctions possibles d'un matériel ou de ses parties.

http://innovation.familiale.free.fr/desobeissanceTech.pdf




En compagnie de mioches

Ça y est, j'en ai causé autour de moi, et l'accueil a été plutôt bon.

J'ouvre mon atelier et notre classe-atelier aux mioches du coin, avec une première impulsion sur les marionnettes et leur confection, sur le petit théâtre, mais qui sait jusqu'où les mioches amèneront ça ?
S'il faut donner un nom, ce serait "atelier enfance-artisanat", un clin d'oeil au festival archéo-artisanat des copains.

J'ai parlé du projet de CPN, de ma vision d'un groupe d'enfants acteurs, et des parents en staff technique.

L'accueil a été plutôt bon, et je crois qu'il me reste à être porteur de ces projets. Sur la forêt de Paimpont, il y a tellement de projets, tellement de porteurs d'espoirs, que j'ai eu le sentiment qu'il me faudrait être le premier moteur de ces deux projets là, quitte à ce que plus pédagogue et plus compétent prenne le relais, pourquoi pas ?


Enfin, j'ai parlé à Brocéliand'co de mon envie de remettre le couvert avec une animation fibres et couleurs pour les mioches, des plus petits encore en langes (ou pas) aux grands maternels, sur les évènements qu'ils organisent. 

Des petits gros morceaux en somme, auxquels j'ai passé ces dernières années à réfléchir et travailler pour leur donner du sens. 




mercredi 1 juillet 2015

La fournée du mois de juillet

21 contes des origines de la Terre, Brigitte Heller, Flammarion Jeunesse
10 contes du Tibet, Jean Muzi, Flammarion Jeunesse

Contes et légendes de la naissance de Rome, Laura Orvieto, Pocketjeunesse, Nathan

Persée et Méduse, Christine Palluy et Aurélia Fronty, coll. Le coffre à histoires, Milan

Thésée et le Minautaure, Christine Palluy et Élodie Nouhen, coll. Le coffre à histoires, Milan


Le noyau d'abricot et autres contes, Jean Giono, Grasset

Premier de cordée, Frison-Roche, J'ai lu

Pani, la petite fille du Groenland, Jorn Riel, Le Livre de Poche Jeunesse
La petite fille au kimono rouge, Kay Haugaard, Le Livre de Poche Jeunesse
Le petit peintre de Florence, Pilar Molina Llorente, Le Livre de Poche Jeunesse
L'Énéide, d'après Virgile, Martine Laffon, Le Livre de Poche Jeunesse
Le premier roi du monde, l'épopée de Gilgamesh, Jacques Cassabois, Le Livre de Poche Jeunesse

La maison qui s'envole, Claude Roy, Foliojunior, Gallimard


L'Odyssée d'Ulysse, d'après Homère, Hugh Lupton, Daniel Morden et Christina Balit, Salvator


Dans l'atelier de Christian Voltz : Tome 1, Objets pour jouer, dessiner, inventer, éditions du Rouergue
Une sorte de fichier artistique "À la manière de..." qui propose à l'enfant de juste ouvrir les yeux et de jouer avec les merdouilles* qui l'entourent.

Pour la prochaine, je pense faire une razzia sur les poètes (Robert Desnos notamment) et sur la biblio de la Coop Icem pour les adultes.



* merdouille, nom féminin, prend le plus souvent un s parce que jouer avec une seule merdouille c'est moins drôle  : les merdouilles sont un ingrédient essentiel dans la composition des célèbres cartons de merdes. Synonymes : bidouille, bidule, colifichet, machin, matière, truc, chose, babiole, bimbelot, breloque, bricole, brimborion, fanfreluche, frivolité, gadget, ornement, pernette, fourbi, bazar, bric-à-brac,... 


Documentation. What we are searching for.

Continuons le travail de fond parental, tant que la mioche est en vacances.

 Dans notre classe-atelier, il y a deux affichages de documentation, celui de la mioche et un espace pour moi (les deux étant miscibles et libres d'accès)(mais le mien attrayant seulement pour les fan de pattes de mouche et croquis raturés).

Sur mon panneau, pan de mur, espace... disons panneau, je peux voir où j'en suis dans mes recherches. J'ai extrait quelques notes théoriques essentielles, j'ai X numéros de téléphones dans mon réseau local, j'ai établi le format de nos plans de travail, le calendrier, et le travail en cours concerne l'environnement (1). Une partie est tapée et imprimée, certaines notes sont manuscrites, le calendrier est colorié.

C'est un travail consulté qui continue son évolution, qui me permet d'y revenir et de toujours approfondir ce que je recherche. On pourrait émettre une problématique ponctuelle : quels sont les points de divergence entre Reggio et Freinet ? Ce que je recherche en ce moment est donc : imaginer la mise en oeuvre de solutions pertinentes au dilemme de l'informatique (oui, non, beaucoup, pourquoi, pour que) et concilier aménagement disons plutôt technique (Freinet) et aménagement un tantinet plus artistique (Reggio)(2).

Certains lecteurs pourraient se demander si ça vaut la peine d'aller chercher si loin pour juste une enfant. Il faut comprendre que je poursuis également "des études".  Je fais de la reconstitution historique, ce qui implique de longues heures de lecture, de prises de notes, de correspondance, etc... L'atelier textile réclame sa part de travail documentaire, de recherches artistiques, techniques, de commandes, etc... Je suis bien décidée à reprendre un jour et terminer cette fois ma formation en herboristerie, j'ai des tas de projets au stade embryonnaires.
Je profite donc (3) de tout le travail que je fais pour ma fille, et notamment pour les différents ateliers enfant autour de l'artisanat que je souhaite mettre en place.
Au final, il n'y a donc pas seulement une enfant, mais tous les enfants que je suis amenée à côtoyer.




(1) L'environnement : c'est un travail cyclique qui revient sur le tapis régulièrement, dont l'efficience est remis en question. C'est un travail dont les résultats en valent vraiment la peine.

(2) Il aurait été tout à fait possible d'écrire l'inverse. L'imbrication art-technique est porteuse de sens dans les deux courants.

(3) Je remédie ainsi aux dégâts qu'ont pu me causer les erreurs de l'Éducation nationale, le manque de sens à la course au graal diplôme, l'ovis arierisation, ...

lundi 29 juin 2015

Pédagogies de la coopération et ief

Reggio et Freinet en famille, mes impératifs, à mon sens :

1) En parler autour de moi, beaucoup. Parler, c'est créer du réseau, du lien, des ressources humaines.

2) Me documenter, un minimum (autant dire beaucoup). Sur l'enfant, son développement, sur l'environnement local. Et puis sur tout le reste aussi.

3) Écrire, pour moi et pour être lue.

4) Accepter une maison en mouvement, laisser les espaces se créer, se moduler, évoluer. Prendre des photos de cette évolution, de ce processus de création familiale.

5) Avoir une bonne petite école à 3 classes multi-niveau à proximité, en back-up ou si la mioche décide qu'elle veut y retourner, et en parler, c'est important : https://ecolepubliqueconcoret.wordpress.com/






vendredi 26 juin 2015

Et pendant ce temps de vacances, que fait la mère ?

La mère, elle, moi donc, n'est pas en vacances. Mais alors pas du tout.

En réalité, outre les routines quotidiennes et l'entretien annuel de la maison (lasures surtout) et les visites et sorties entre copines et le boulot dans l'atelier, je planche sur mes propres connaissances pédagogiques. Et ouais, ça va faire encore des heures et des heures ouske je me pète les noeils déjà ben myopes sur des articles et des essais et des documents et des critiques et des vrais livres et... J'ai toujours profiter du moindre moment d'absence de la mioche pour le faire, et maintenant que je sais que j'ai des jours devant moi, et bien je taf je taf, j'apprend, je réfléchis, j'assemble et rassemble mes connaissances,  je synthétise, je trie, je classe et je remercie mon cerveau d'être aussi performant avec des litres de bon thé à la pomme et au cidre.

C'est tout un art de préparer du fond, du contenu, des projets, tout en suivant les principes et utilisant les outils Reggio et Freinet. Perso, j'adore, encore plus maintenant que nous disposons d'une classe-atelier avec des étagères à remplir de cartons de merdes*, et ben même pas peur.

Pourquoi Reggio ?
Pourquoi Freinet ?
Parce que c'est un petit challenge puisqu'il s'agit de pédagogies pour une communauté coopérative.
Et ça, c'est une des clefs qui structure le petit d'homme de façon positive.

Il me fallait faire un choix, je le sentais depuis un moment. Pour ne pas m'égarer dans les méandres de la compilation pédagogique.
Maintenant que j'ai choisi quelles montagnes j'allais gravir, je progresse mieux et plus vite, et comme l'a si bien écrit la maman des Reggio&Twins, c'est la mioche qui en retire tous les bénéfices. Et c'en est jubilatoire .

*merdes, nom féminin pluriel : désigne un ensemble de collections hétéroclites d'objets indispensables à la réalisation et la concrétinisation de projets.

jeudi 25 juin 2015

Débugger l'Éducation Nationale

(Bou, je sens que je vais me faire des potes avec un titre pareil.)

http://www.davidmanise.com/comment-est-ce-que-jimaginerais-lecole-alternative-une-premiere-louche-en-vrac/

"L’école publique, aujourd’hui, en l’état, n’est pas capable de produire les gens qui nous sauveront de notre propre bêtise, ni de nos structures sociales individualistes et consuméristes."

mercredi 24 juin 2015

Traditions populaires de Bretagne

Petra zo kaoz d'a saout da dostaat ouzh a c'hleuz da beuriñ ?
-A-toue, ar c'hleuz n'hall tostaat oute.
Pourquoi les vaches se rapprochent-elles du talus pour brouter ?
- Et bien parce que le talus ne peut s'approcher d'elles.



Du coq à l'âne
Daniel Giraudon

mardi 23 juin 2015

L'inventeur loufoque


"Christian Voltz vit et travaille à Strasbourg (France) où il a suivi des études artistiques à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs.
Il est auteur et illustrateur d'une quinzaine d'albums pour enfants. Ses illustrations faites de bric et de broc, de fil de fer et de bouts d'boulons, sont très identifiables et l'ont rapidement fait connaître des milieux spécialisés comme du grand public.Il réalise également de nombreuses affiches pour des évènements culturels et collabore avec plusieurs magazines spécialisés en jeunesse. Par ailleurs, Christian Voltz travaille pour une TV allemande comme réalisateur de courts métrages d'animation.Enfin, au travers de sculptures et gravures, ses recherches artistiques autour du personnage nous offrent des galeries de portraits très personnelles.Paul Seynac "



Regardez ça... 2016, mars et avril à Douarnenez, puis avril-juin à Lannion !







Le temps des vacances

Et les voilà partis tous les deux, grand-père et petite fille, à l'aventure dans les collines et les vieilles montagnes de France.

Petit cadeau pour fêter l'été, un long monologue radiophonique de David Manise, presqu'une berceuse, qui raconte que l'être humain est tout de même un chouette type, surtout et encore plus dans son milieu naturel.

http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-collection-enquetes-on-survit-2015-06-10

mardi 16 juin 2015

La plaine, les vallons plus loin...

La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs,

Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves,

Le chant du merle et du coucou,
L'air chaud, les herbes, les tracteurs,

Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne,

L'allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,

L'horizon, tout cela
Comme au creux de la main.

Eugène Guillevic

dimanche 14 juin 2015

Notre classe-atelier

L'aménagement de notre maison évolue au gré de mes idées de génie (ou de mes idées à la con, ça arrive, c'est même souvent arrivé).

Cette classe-atelier, la pièce la plus claire de notre maison, je la conçois comme un outil, tant pour la mioche que pour moi. Tout y est en accès libre (seul le temps d'écran est limité pour la petite).

Il y a un point d'eau, un bidon à robinet perché sur un tabouret. Sous le robinet un récipient, sur le robinet un vieux lange.

Il y a des piles de magazines. Il y a quasiment toute notre bibliothèque.

Il y a des cartons de cartons et d'autres matériaux de récupération pour de futurs recyclages.

Tout le matériel d'art et la papèterie.

Une imprimante.

Le panier de jouets et le panier de Duplo*, les quelques peluches, et les deux poupées.

Un canapé, un fauteuil et des peaux de mouton en guise de tapis.

Un grand sac à déguisements. Les instruments de musique.

Il y a son bureau, et mon grand bureau. Son chariot à trucs.

Il y a surtout de la place pour bricoler, pour jouer, pour s'étaler.

Dans notre classe-atelier, les en-cours peuvent rester en plan en plein milieu, les bricolages de la fabrique à l'étage en dessous peuvent y prendre leurs quartiers.

Ce n'est pas encore très joli, je ne suis pas experte en décoration d'intérieur, mais c'est très fonctionnel et la lumière y est douce.


* Ces deux-là étant à peu de chose près les seuls meubles immobiles et intacts, la négociation fut vite menée, et ils seront donnés et remplacés dans le courant de la saison par deux autres entités encore en discussion.













Constituer un fonds documentaire - 1

La presse

Nous aimons la presse papier, au moins autant que les livres.

Anciens numéros neufs ou d'occasion, hors-série, offres promotionnelles (un ancien numéro gratuit + le nouveau numéro), un hebdomadaire (ou un mensuel) en kiosque par ci par là pour un dossier spécial ou juste pour découvrir une revue, abonnements, toute parution de qualité enrichit notre fonds documentaire, quelque soit la tranche d'âge et/ou le public auxquels la revue est destinée.

Il n'y a pas une journée sans que nos piles de magazines ne soient consultées, par l'une ou l'autre, ou les deux, pas une semaine sans qu'elles ne se retrouvent éparpillées aux quatre coins de notre classe-atelier.

Ce fonds documentaire est une provocation. Il provoque les questions de la mioche qui le consulte, c'est son but. Bien sûr, tous les magazines ne survivront pas à la manipulation enfantine, mais ce n'est pas important. Ce qui importe, c'est la diversité documentaire et sa consultation quotidienne.

De cette documentation naissent aussi des projets, je vous en reparlerai.


vendredi 12 juin 2015

La grenouille

Une grenouille
Qui fait surface
Ça crie, ça grouille
Et ça agace.

Ça se débarbouille,
Ça se prélasse,
Ça tripatouille
Dans la mélasse,

Puis ça rêvasse
Et ça coasse
Comme une contrebasse
Qui a la corde lasse.

Mais pour un héron à échasses,
Une grenouille grêle ou grasse
Qui se brochette ou se picore,
Ce n'est qu'un sandwich à ressorts.

Pierre Coran

jeudi 11 juin 2015

Leçon impromptue

Tout part de l'urgence vitale de confectionner un papillon de tissu pour ne pas abimer le beau papillon en plume, bien trop fragile pour une série d'envols-atterrissages.

Vite vite, un cocon de soie qui trainait pour le corps, un bout de lin qu'on coupe qu'on coud, et voilà l'heureux lépidoptère qui déploie ses ailes et nargue notre Jovibarba.

La mioche : "Mais il lui faut un cocon !"

Vite vite, un oeuf plastique (Kinder ou la marque bioéthiquécolo, je ne sais plus) gardé précieusement dans un tiroir.

Lm : "Mais il faut une chenille pour qu'elle se transforme en chrysalide pour faire mon beau papillon !"

Vite vite, roule-coud un boudin de tissu vert, boudine des segments, et voilà la chenille.

Lm : "Oh ma belle chenille"

Une graine de haricot fera l'oeuf, et nous bouclons le cycle.


Le tout à déjà pris un bain ^^


Et puis nous montons avec tout ça dans notre classe-atelier et ressortons le document du cycle du papillon de la boutique Documents Montessori.

"Il existe plein de papillons !"

Alors nous collons toutes ces étiquettes sur deux grandes feuilles pour réaliser notre affiche.




Et d'écrire, à l'aide d'un modèle, "PAPILLONS" et nommer spontanément les lettres connues, ce L reconnu mais dont le nom lui a échappé, et tracer fièrement, le S à l'endroit.





mercredi 10 juin 2015

Dans la journée de ma maternelle

Il y a toujours un moment au moins pour

- mettre les mains dans l'argile ;
- jouer avec les chiffres et les nombres, les formes et les mesures ;
- préparer un repas ensemble ;
- s'occuper de notre maison ensemble ;
- causer histoire, cartographie, géographie, actualités locales et planétaires ;
- aller voir ses copains écoliers après la classe.

Il y a toujours plusieurs moments où

- je lis à haute voix, un texte documentaire, un chapitre, un article de presse, un conte, une biographie ;
- la mioche se pose avec un, deux, une montagne de bouquins ;
- lézards graphiquent ;
- la mioche bricole dans un des ateliers, la fabrique au rez-de-chaussée ou la classe-atelier à l'étage ;
- posées toutes les deux, nous travaillons l'écrit-lire ;
- seule, elle explore l'écrit-lire ;
- nous conversons sur un sujet, sur un projet.

Il y a toujours énormément de temps pour partir seule en exploration dans le jardin, dans le hameau, et bientôt jusqu'à la lisière de la forêt.

Il y a toujours le temps de ne rien faire, d'errer à travers la maison, ou rêvasser sur le canapé.


Dans la journée de ma maternelle, il y aura bientôt la concrétisation de deux projets au long cours dont nous avons longuement parlé ces dernières semaines.

Traditions populaires de Bretagne

Mont re vuan ne dalv netra
Nemet c'hwenn a vez da bakañ.
Il ne sert à rien de se hâter
Si ce n'est pour attraper une puce.


Du coq à l'âne
Daniel Giraudon


mardi 9 juin 2015

Antifragile


http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100181870
http://stages-survie-ceets.org/lantifragilite-un-concept-qui-nous-manquait-cruellement/

Ma fille, tu est née antifragile. Si tu possèdes une grande force, c'est bien celle-là, et elle conditionne toutes les autres. Et tu vas en avoir bien besoin tout au long de ta vie.

Antifragile, tu l'es par ton humanité. Et mon rôle à moi, c'est que tu en prennes conscience.

La conscience et le respect de ce que Nassim Nicholas Taleb nomme antifragilité peut provoquer l'incompréhension, le déni, le rejet. Ne doute pas pour si peu, continue ta route, toujours.

Pour faire le portrait d'un oiseau


Peindre d'abord une cage 
avec une porte ouverte 
peindre ensuite 
quelque chose de joli 
quelque chose de simple 
quelque chose de beau 
quelque chose d'utile 
pour l'oiseau 
placer ensuite la toile contre un arbre 
dans un jardin 
dans un bois 
ou dans une forêt 
se cacher derrière l'arbre 
sans rien dire 
sans bouger ... 
Parfois l'oiseau arrive vite 
mais il peut aussi bien mettre de longues années 
avant de se décider 
Ne pas se décourager 
attendre 
attendre s'il le faut pendant des années 
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau 
n'ayant aucun rapport 
avec la réussite du tableau 
Quand l'oiseau arrive 
s'il arrive 
observer le plus profond silence 
attendre que l'oiseau entre dans la cage 
et quand il est entré 
fermer doucement la porte avec le pinceau 
puis 
effacer un à un tous les barreaux 
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau 
Faire ensuite le portrait de l'arbre 
en choisissant la plus belle de ses branches 
pour l'oiseau 
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent 
la poussière du soleil 
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été 
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter 
Si l'oiseau ne chante pas 
c'est mauvais signe 
signe que le tableau est mauvais 
mais s'il chante c'est bon signe 
signe que vous pouvez signer 
Alors vous arrachez tout doucement 
une des plumes de l'oiseau 
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques Prévert

Les livres de juin

Après avoir mis la main sur une belle pile de BT (Bibliothèque de Travail, initiée par Célestin Freinet) le dernier jour de mai, je me suis enfin décidée à l'achat de deux ouvrages qui me faisaient de l'oeil depuis, ouf ! Depuis belle lurette (ça doit se compter en semestre).






et






La mioche a le spectacle dans la peau. Nous en avions déjà parlé, de ces livres, et avions décidé de leur achat, et puis, après la relecture de ce billet ce matin, c'était fait. 


lundi 8 juin 2015

La mioche dont il est question.


Bébé d'hiver, petite fille solaire.

Elle n'a pas la vie facile, au beau milieu de deux parents qui n'ont jamais vécus ensemble. Qui plus est, des parents un peu "en marge".  Elle aura attendu son père pendant trois ans et demi, et si les mois suivants étaient remplis de joie, ce dernier hiver fut terrible. Toute bienveillance semblait avoir déserté la relation père-fille. La fin de la garde alternée et le retour à temps complet dans sa maison auront rapporté la paix dans l'esprit de la mioche. Un papa oui, mais alors un papa bienveillant, c'est vital.

La mioche est un format Poucette, ce qui est fort appréciable question garde-robe, elle en change très peu souvent. Mes envies de tricots et de cousettes, je peux me les garder, au moins jusqu'au printemps prochain. 

La mioche est une joyeuse convive, mais il me semble qu'elle nourrit quelque rancune à l'égard des courgettes. C'est pourtant une dévoreuse de verdure crue, du chou au fenouil. Elle a une conduite très raisonnable avec les bonbons, contrairement au sucre, dans lequel elle pioche jusqu'à ce qu'on l'arrête. Hum, ça me rappelle vaguement quelqu'un...

Ne tendez jamais un micro à la mioche, elle ne le vous rendrait pas (ni votre public). 



dimanche 7 juin 2015

On bouge ! (attention billet rapatrié, obsolète, périmé)

Par là :



Pour tout un tas de bonnes raisons, dont pour une grosse part bien saugrenues comme je les aime. 

Extraits :
"Parce qu'elle grandit ;
Parce qu'il y a encore "dragon vert" dans l'url du blog, et que quitte à changer, autant y aller franchement ;
Parce que j'ai avancé et pris des décisions conséquentes pour la période d'instruction obligatoire de la gamine, et que je veux les partager sur un blog dont le titre reflète de quoi ça cause ; 
Parce que nous, on peut s'exporter, s'expatrier, alors qu'une chaumière, ça a les pieds emmurés dans le sol ;
Parce que notre toit est en ardoise ;
[...]"



" Enfin ! Ça y est ? Hé bé ! C'est pas non plus comme si ça faisait quatre mois que tu cogitais le truc, hein ?" 


samedi 6 juin 2015

#1

Ouvrir un nouveau carnet parce que l'ancien est usé. Usé ? Abusé !

Et pourtant, saut de puce, saut de blog, saut de mioche au-dessus d'un ruisseau imaginaire, par-dessus la tête des crocodiles médusés.

vendredi 5 juin 2015

Célestin Freinet

Je souhaiterai partager ce lien, émission radiophonique "l'heure du documentaire" sur France culture au sujet de l'école moderne de Célestin Freinet.




Librairie de juin

Et bien, "pas grand chose", et le tout glané à la petite foire aux livres de Paimpont de ce dimanche 31 mai :

79 BT
Autrement dit une chouette pile de livrets thématiques de la Bibliothèque de Travail initiée par Celestin Freinet.

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi chez Actes Sud

Rocket Stoves, feux de bois et poëles de masse, collection Botte de paille


mercredi 27 mai 2015

Étang de Pont Don Jean


Parcourir les recoins encore inexplorés des rives de cet étang, découvrir les saulaies et les jeunes bouleaux qui gagnent sur le marais.

jeudi 21 mai 2015

NOMAOAA OAOMOAO

J'en retrouve plein ! Tout plein ! Tout plein de bouts de papier pliés, d'étiquettes collées, tout plein de lettres, des T des M des A des R des O un L des I un J un N... Ça se met à écrire partout, en superposant des lettres à de vieilles oeuvres...

Ça réclame une dictée de mots (épeler et décrire les lettres méconnues qu'elle trace avec application, j'en avais déjà parlé).

Ça graffiti, ça peinture rupestre, ça azertyylvjkvgjuybnki.

Ça veut déchiffrer cet étrange Zig Zag après le R et le I sur la brique de lait de riz.

Et le T s'appelle Ta parce que Tara.





jeudi 14 mai 2015

Faire un vêtement...

... ousk'on puisse bouger dedans !

Salopette-sarouel patron maison
Coton Ring a Roses de Gütermann (j'adore, cher mais solide et facilement lavable, il a passé l'épreuve "Miochette" avec brio)
Ruban de récup'






Du vert printannier, un motif graphique, de l'amplitude, du frais. Autant dire qu'à peine cousue, cette salopette a été adoptée, étrennée, exhibée, éprouvée...

vendredi 8 mai 2015

Librairie de mai

Déjà le 8 mai et pas de chronique littéraire ? (Enfin, si on peut appeler chronique une simple liste de livres.)

Les titres :

Cabot-caboche
La ballade de Cornebique
Le roman d'Ernest et Célestine
L'oeil du Loup
Le trésor des O'Brien
Le vent dans les saules
Le lion blanc
Chanson des escargots qui vont à l'enterrement... et autres poèmes
Fables
Histoires comme ça
Tistou les pouces verts
Ceci est un poème qui guérit les poissons
Naturfarben auf Wolle und Seide

Et je suis joueuse ce matin, voici les auteurs, dans le désordre, sinon, ce ne serait pas drôle ^^

Ésope, Rudyard Kipling, Daniel Pennac, Dorothea Fischer, Jacques Prévert, Maurice Druon, Michael Morpurgo, Kenneth Graham, Jean-Claude Mourlevat, Jean-Pierre Siméon.

jeudi 7 mai 2015

Perceuse mon amour

Allez, riez, soyez condescendants (un peu), et puis écoutez lisez la suite.

Un outil à faire des jolis trous change la vie. En fait, un outil à faire des trous ouvre un nouvel univers. À l'heure où la perceuse dans le garage est aussi évidente que le poste de télévision dans le salon, ça peut paraître étrange de l'écrire. Et bien non (d'autant que nous n'avons pas de poste de TV dans le salon).
Pendant 28 ans je n'ai pas vu de perceuse chez moi, chez mon père d'abord (en HLM, avec des murs tellement durs que laisse béton), et puis dans tous les autres chez moi qui ont suivis.
Et l'année dernière, pendant quelques jours de vacances, il nous a pris, à mon père et moi, de fabriquer un nichoir. (Bon la mioche n'est pas innocente non plus.)
Sauf qu'après s'être farci le perçage de l'entrée au couteau et à la lime, le grand-père de Miochette m'a offert une super petite perceuse électrique, compact, légère, et peu gourmande en énergie.

Après 28 ans à ne pas disposer de cette invention, celle-ci est restée oubliée, inemployée, désoeuvrée pendant presque un an. Ben oui, quand on a l'habitude de se passer de faire des trous...
Jusqu'à ce que j'ai besoin d'installer les détecteurs de fumée obligatoires.

Et là, entre elle et moi, ce fut le coup de foudre jus. À passer 28 ans à imaginer des biais pour éviter de faire des trous, il m'a fallu une rééducation des neurones pour seulement imaginer que c'était maintenant possible de faire des trous dans ce que je voulais au moment où j'en avais besoin.

(Depuis tout ce temps, il aurait été possible de trouver une petite chignole à trois francs six sous sur un troc & puces. Pas franchement malin, hein ?)

De petit trou en petit trou, on arrive au coeur du sujet. Une perceuse oui, mais qu'est-ce qu'on en fait, nous ?

Des boucliers bien sûr ! (Expression typiquement mioche)
De nouvelles cartes à tisser, plein plein, pour pouvoir mettre en chantier plein plein de galons en même temps. (Méthode typiquement maternelle pour encombrer l'atelier)

Et prochainement dans la chaumière, petit banc, petit chariot, ourdissoir, choses et autres, dans la limite du bois disponible. (Les articles associés arriveront, soit sur ce blog, soit sur celui de l'atelier.)


mardi 5 mai 2015

Melrand sous la pluie et le soleil

Il nous a bien fallu deux jours pour rentrer dans nos pénates, faire quelques courses, mettre la lessive en route, les laines et les cuirs à sécher, et surtout, surtout, dresser à chaud la liste de tout ce dont on a projeté la réalisation avant la prochaine dans trois semaines, à Landévennec.

Romain alias Talorc nous a immortalisés à nouveau dans une belle série de clichés.


vendredi 1 mai 2015

Melrand (sous la pluie)

On va sentir le chien mouillé, on va avoir la goutte au nez, on aura l'air piteux, boueux mais qu'est-ce qu'on sera heureux !

De ce vendredi à dimanche soir, Letavia & Co peuple le village de l'an Mil à Melrand (Morbihan). Nous partons dans une poignée d'heures, les mannes, les hottes sont remplies, la musette reste encore ouverte pour recueillir les miettes du petit-déjeuner, les chiennes sont confiées aux bons soins du fermier voisin (qui aimerait bien faire travailler Jojo aux vaches, tiens), le chat aussi.

La petite a une nouvelle garde-robe (large et avec des ourlets grands comme ça, au moins), qu'elle adore. Pensez donc, une robe marron en laine toute douce (usée et usagée, la laine d'une de mes vieilles tuniques) pour aller se vautrer dans la fange jouer dignement dans les flaques d'eau, une seconde d'un vert émeraude pour faire la fête le soir (pendant que la première sèche), et surtout, sa première paire de carbatinae.
Fini les petits chaussons en cuir moderne qui font la blague, fini les informes chaussures primitives pour tout petit, place aux chaussures de grand. Un peu trop grandes d'ailleurs (nan mais je vais pas en refaire tous les trois mois non plus), et puis je n'ai pas eu le temps d'en faire les finitions, pour ça, il aurait fallu couper les petits pieds qui refusaient obstinément d'en sortir.
Une photo ? Vous n'y songez pas ! (Cf la phrase précédente.)

Allez, un café, on boucle les sacs, on oublie pas les apn, et on part.

jeudi 23 avril 2015

Cousette printanière pour Miochette des champs


Commande spéciale de Miochette
1. Du vert
2. Une jupe longue qui tourne pour danser


Mademoiselle avec la capeline de paille de sa grand-mère.

Patron de la jupe : deux grands rectangles de la largeur du lai (110 cm) sur la hauteur souhaitée, plus de la marge pour un grand ourlet (qui fait que la jupe tombe bien). Taille élastiquée.


Encolure carrée des Intemporels pour enfants.


Mais aussi...


Première commande chez Rascol : de la nourriture à machine à coudre.

mercredi 22 avril 2015

Aménagement et décoration - 1

De rien au tas de cartons crasseux, il m'aura fallu du temps pour trouver ce qui devait avoir une place dans notre maison et ce qui devait en sortir. (Il m'aura fallu autant de temps pour apprendre à tenir mon ménage à jour, hum...)

J'ai mis du temps à définir à quoi me sert tout cet espace loué. C'est notre foyer, certes, mais...

Flash spécial ! On vient de m'informer de la nécessité urgente de donner les jouets de petit pour laisser plus de place pour tout repeindre, des livres, des coussins et des plantes. Comme ça, il n'y aura plus besoin de ranger, et puis les seuls jouets vraiment intéressants, ceux sont ceux qu'il y a dehors, ceux en plastique tout pourri, les vieilles cafetières, les pinces à linge cassées...

Mais... Mais quoi ? Les quelques heures qui séparent maintenant d'hier m'ont fais quelque peu perdre le fil de mon idée. Tant pis.

Repartons du sujet. Aménager et décorer. Et surtout tenir compte des avis de Miochette, qui ne perdra pas le Nord, des besoins des chiens, qui mettront en évidence la nécessité de passages larges et de meubles stables, des désirs de Monseigneur Gimli de Château Félin (ça c'est facile, des cartons où se cacher, des placards à explorer, des coussins moelleux, et des pommes de pin), et mes exigences quand à la facilité d'entretien du tout.

Il est maintenant tant de mettre à exécution un plan secret ourdi aux yeux de tous (aux oreilles surtout) depuis des lustres, j'ai nommé le Plan P...

Flash info ! Le tri des jouets s'est bien passé, berceau et maison de poupée vont faire la joie d'un autre petit d'homme, et une des deux vieilles poupées à maman va faire de la figuration à plein temps, posée sur un large rebord de velux. 

Aux Archives le Plan P (Peinture), place à l'action !
Ah non, aujourd'hui il fait beau, et on travaille dehors !

Ouuiiiiiiiiii ! (Ça c'est Miochette. Enfin, Miochette, elle ouuuuiiiiii pour un oui ou pour un non, toujours  partante et enthousiaste. Miochette est un enfant parfois reposant. Parfois. Certains s'épuisent rien qu'à regarder passer la tornade.)

Alors comme il faisait beau hier, et les jours d'avant aussi, l'aménagement du territoire avance. Tiens, ça pourrait faire le Plan T ça... Nan ! Le Plan TTT : Tara Travaille la Terre !
Et le Plan MLCLPR, Maman Lutte Contre les Lauriers-Palmes et les Ronces (qui poussent dans les lauriers). 4 heures hier ! 4 fichues heures pour dégager un passage d'un mètre de large sur 4/5 mètres de long. Des ronces épaisses comme un doigt ! Des épines qui pourraient transpercer une menotte enfantine (quand Miochette se glissait sous la pluie de charcutaille de ronce que je hachais menue au taille-haie, je m'en salissais le fond du pantalon de peur qu'elle ne se fasse écorcher le visage).
Mais enfin, lorsqu'est venue la fin de l'après-midi et sa lumière dorée, la façade sud couverte de tôle de la cabane était dégagée, et nous disposons à présent d'un nouveau chemin vers le potager, un nouvel espace à fleurir.
Mais les oiseaux m'en veulent. Depuis ce matin, ils piaillent au refuge perdu. Oui mes cocos, mais là, il s'agit d'une empreinte raisonnable de la famille sur la nature ! Et puis marde quoi ! C'est des tournesols qui vont pousser là, de bons tournesols de chez Kokopelli, c'est donc de tournesol que vous allez vous goinfrer cet été, mes petits potes. Allez, sans rancune !

Aujourd'hui, j'ai mal aux mains d'hier, mais il reste encore deux mètres à dégager. Mais finger in ze nose, les ronces sont rikiki et c'est juste le tas de bois quelque peu effondré à remonter.

Le prochain jour de pluie, je vous parlerai du Plan P, promis.





vendredi 17 avril 2015

Le nom et le son

Cette histoire de nom et de son des lettres mérite plus qu'une réponse brève perdue dans les commentaires.

Par quoi commencer l'apprentissage de la lecture, le son ou le nom des lettres ?

Je tiens en très haute estime la capacité fulgurante de l'enfant à faire la liaison entre les concepts et les pratiques courantes (il faut juste parfois faire preuve d'un peu de patience).

Aussi, commencer par laisser l'enfant apprivoiser le code commun qu'est l'alphabet de 26 lettres, lui permettre de faire le lien entre cet outil de communication, les histoires lues à voix haute et le langage, c'est bien étudier une notice pleine de vis et de rondelles et d'écrous, avant de se lancer dans le boulonnage de la construction proprement dite.

Il s'avère aussi, que dans la vie courante de tous les jours au beau milieu du monde des vrais gens, on épèle les mots par le nom des lettres (au téléphone, au guichet), les adultes déchiffrent spontanément les écritures pour les plus jeunes (les leurs ou ceux des autres) par le nom des lettres PUIS par leur(s) son(s), en mettant l'accent sur tout ce qui est irrégulier.
Quel fou rire entre une amie patronne de bar et Miochette quand Tara a découvert avec elle que Oréli s'écrivait en réalité Aurélie : "Tiens, c'est trop bizarre ça !"

Je ne sépare pas le nom du son. Mais comme le son change selon les circonstances, alors c'est le nom de la lettre qui fait référence.

Il y a encore que Miochette aime la copie et la recopie. Les mains dans la vaisselle/la lessive/les serpillères, je ne vais pas tout laisser en plan quand elle réclame à écrire. Aussi, depuis mon poste devant l'évier, je peux lui dicter les lettres qu'elle connait déjà, et lui en décrire d'autres, déjà rencontrées, mais encore étranges*.

Et puis, z'avez déjà épelé un H en public ? Ce H omniprésent, l'apprentissage de l'alphabet par le nom des lettres lui rend justice, tout comme aux W, X et Y (et j'en oublie).

Dernière chose, peut-être purement réac', je souhaite que l'orthographe prime sur l'onomatopée. J'aime "onomatoper" quand j'écris, vlan, pan, crac, boum, plouf, c'est drôle, mais j'ai commencé par être aussi bonne que possible en orthographe (là, le possible de chacun est propre à chacun, et jamais je ne poserai un jugement sur une bonne volonté pleine de phôtte), avant de jouer avec une plume gouailleuse.

26 lettres à apprivoiser, c'est comme bien lacer ses patins avant de s'élancer sur la glace.




Ma référence, déjà citée à plusieurs reprises : Apprendre à lire en famille de Marlène Martin.

* Décrire une lettre et son tracé est un jeu particulièrement efficace pour s'auto-corriger dans sa façon de transmettre.