mercredi 25 mars 2015

Miochette le retour

Je me disais aussi. L'école l'aura captivée un mois.

Lundi, envie de profiter de la maison, de son chez elle, de son chien, de sa mère.
Mardi, encore plein de choses à faire dans la chaumière.
Mercredi, envie d'une grande balade et de travailler dans l'atelier.
"Tu veux aller à l'école demain ?
- Je m'en fiche."

Maternelle à la maison le retour.


samedi 14 mars 2015

Bouillon pédagogique

Cela fait maintenant un bon moment (pour ne pas dire des mois, voire des années) que je suis plongée dans des lectures diverses et variées sur la toile ou sur papier, sur le vaste sujet des courants pédagogiques. Si aujourd'hui je dois composer avec l'école, ça ne m'empêche pas de savoir où je vais.

Voici donc quelques notes succinctes - l'essentiel - sur notre bouillon maison :

Reggio Emilia : l'association documentation - expérimentations ; invitations (provocations) à l'expérience. Le courant auquel nous nous identifions.

Charlotte Mason : narration.

Marlène Martin : pour sa bible, Apprendre à lire en famille.

Waldorf-Steiner et Montessori : cycles saisonniers et annuels, et quelques idées par-ci par-là, mais rien qui ne me paraisse trop engagé dans une certaine logique du développement de l'enfant.





vendredi 13 mars 2015

Pinterest

Pinterest, un outil de partage... de ce que font les autres.
Un outil pour garder une liste de projets raisonnable.
Le tout sans encombrer, ni le bureau, ni sa tête.

Avant d'y avoir m'y le nez, je me disais que non, encore un réseau social dépourvu de sens. Mais je crois que c'était faire la grimace avant de goûter au plat. Et comme j'aime transformer mon doute en certitude, j'ai été voir de plus près.


Le jeu, enfin mon but, n'est pas d'avoir l'épingle folle, mais bien de créer des listes réalistes de projets concrets et des tableaux d'images*, pour la chaumière comme pour l'atelier.

* Pourquoi ? Et bien, simplement parce que c'est beau.

lundi 9 mars 2015

Un air de printemps

Quelle fameuse excuse que ce filet de morve qui coulait sans discontinuer du nez de ma Miochette pour profiter d'un lundi buissonnier !



Un second chien se cache dans cette photographie...



jeudi 5 mars 2015

Librairie de mars

Avec la question "Mais que vais-je donc faire de ce blog si Miochette va à l'école?", j'ai cherché de quoi j'avais envie de causer ici. Et au final, sur la toile, ce qui est le plus intéressant et le moins futile, ce sont bien les listes, critiques et revues littéraires...

Alors que nous dévorons (et ruminons) toutes sortes d'éditions papier, il n'y a ici que 9 publications portant le libellé "bibliothèque". Z'y va la tehon, mais grave ! (Oui, quand j'ai honte, j'ai la Z.E.P. qui remonte.)(Oui, mes années collège se passèrent dans un collège d'une zone d'éducation prioritaire.)(Non, la Z.E.P. n'est pas la honte, c'est juste mal foutu.)
Et pourtant, pourtant, pas un mois ne s'écoule sans qu'un livre n'entre dans la chaumière, déclenchant une bataille digne d'irréductibles gaulois pour trouver une place sur une étagère.


Giboulée de mars  :


Miochette

Contes, Andersen, illustrations de Claire Degans, ed. Gründ, 2012

Nasreddine, Odile Weulersse et Rebecca Dautremer, Les albums du Père Castor, 2005

L'arbre sans fin, Claude Ponti, lutin poche de l'école des loisirs, 2005

Zénobie, Claude Ponti, L'école des loisirs, 1997

Contes aborigènes, James Vance Marshall, ed. Circonflexe, 2010


Maman

Contes de l'Alhambra, Washington Irving, ed. Libretto, 2014

Le médecin de Cordoue, Herbert Le Porrier, ed. Points, 2008

La ville des prodiges, Eduardo Mendoza, ed. Points, 2007


Et deux incontournables radiophoniques...

L'as-tu lu mon p'tit loup ? (France Inter)
http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/317

Et le (mythique) Masque et la Plume (France Inter)
http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/172807











Qu'est ce qui a changé lorsque Miochette est entrée à l'école maternelle ?

Le temps passé ensemble. Nous avons immédiatement repris d'un consentement mutuel le cododo. Oui, déjà qu'on ne vit qu'une semaine sur deux ensemble, si en plus la demoiselle passe une partie de sa journée à l'école, alors nous nous manquons. Direct, cash, dès le mardi (de la semaine dernière donc), nous l'avons senti. Alors nous partageons à nouveau notre sommeil, pour faire le plein de maman / de miochette.

Notre routine 9h - 21h. Désormais, je me lève à 7 heures, et Miochette dispose d'encore une vingtaine de minutes pour émerger. Nous partons à 8h de la maison. L'école se termine à 16h30, nous sommes de retour entre 17h30 et 18h. S'en suit un squat de la table de la cuisine pour discuter, bouquiner, manger, bricoler, goûter, dessiner, préparer le repas... J'ai instauré le repas tôt, vers 18h30, pour que la petite puisse jouer après. À 19h30, c'est pyjama, dents brossées, frimousse débarbouillée, et à l'étage (les chambres sont en haut, une petite pour Miochette, et une grande bibliothèque-bureau-chambre). Qu'elle dessine, bouquine, joue, un peu rien à faire, tant qu'elle est en pyjama, dents brossées, frimousse débarbouillée, et en haut. Et à 20h (ou avant), c'est le rituel bouillotte, histoire, bisou. Là, je redescend dans l'atelier jusqu'à 22h.
Ça tourne bien, nous avons l'impression d'avoir le temps, le temps de lire, de jouer, d'écouter de la musique. C'est très bien ça, de ne pas se sentir pressées.

Le budget fil à repriser les chaussettes. Mes chaussettes préférées vieillissaient, mais là, je les ai juste flinguées une à une pendant la semaine, avec ces kilomètres sur route. Heureusement que je n'applique pas les théories de la simplicité volontaire aux chaussettes, ma collection de chaussettes monte à plus de vingt-cinq paires (contenu du panier à repriser compris), pure laine ou laine/polyester, j'ai de quoi voir venir.

L'écran. Désolée ma chérie, mais fini le dessin animé quotidien, nous passons à la soirée films-pizza du vendredi soir. Films en illimité, pizza jusqu'à la dernière miette, et une grosse corbeille de fruits bien mûrs à grignoter.

Samedi et dimanche. De ceux-là, je ne peux encore rien dire, puisque le dernier week end avec Miochette remonte aux deux jours précédant sa rentrée.


Ce qui ne changera pas...

L'atmosphère de vie à la campagne à deux pas de la lisière de la forêt, un univers enfantin à mi-chemin entre les pédagogies Mason, Waldorf-Steiner et Reggio, le droit de lire jusqu'à 23h ou plus si l'endormissement est trop difficile / le coeur lourd de devoir aller chez papa la semaine suivante (oui, s'en est arrivé à ce point-là, si j'entend encore "je ne veux plus papa", elle n'y retourne plus, point.), ma place dans ses apprentissages.
Non, je ne délègue pas la lecture et l'écriture, pas plus que le calcul, l'histoire, la géographie... Non, je ne délègue pas l'instruction de ma fille. Instruction et éducation sont intimement liées, entremêlées, dans un enchevêtrement inextricable, telles deux pelotes de laine prises dans la tourmente des jeux de Miochette et Jojo. Je refuse de faire cette distinction école, études, maison, loisirs. Non, non, non. L'école est juste un autre lieu, un moyen supplémentaire pour faire ses apprentissages. Ce n'est pas parce que j'ai un atelier que je ne peux pas tricoter sur mon canapé. Pareil pour la mioche.