jeudi 31 décembre 2015

vendredi 25 décembre 2015

La nuit de Noël

Partie un, les cadeaux, ouverts le 25 au matin... très tôt le matin. À une heure du matin quoi.
Je ne sais pas ce qui, de la collection de louches ou de celle d'assiettes à escargots, remporte le plus vif succès.

Partie deux, la balade de nuit, la balade sous la pluie. Il est deux heures et demi, et nous venons de rentrer.

Partie trois, maintenant, on bouquine, on tisane, le chat ronronne, les chiennes sèchent.

J'avais accordée une nuit blanche à défaut de Noël blanc... La mioche expérimente... et vient de sombrer dans un doux sommeil.



Joyeux Noël !

mercredi 23 décembre 2015

Être prêt, une situation confortable

Un court article suite à celui de Sylvie, du blog Apprendre... autrement : http://ecolemaison.net/2015/12/22/journal-quotidien-180/

Voici un extrait ce que j'ai écrit en commentaire.
"Septembre 2017 est encore loin (la rentrée de l’année des six ans de ma mioche), mais quoi que je choisisse de faire, je ne veux pas y arriver les mains dans les poches, et ne pas savoir quoi écrire sur la première lettre à l’inspection de l’académie.
[...]
[en mode la preuve en est] Un de nos outils favoris depuis déjà un moment, c’est la copie de mots. J’ai pioché il y a des mois une méthode d’une institutrice Freinet qui consiste à écrire le mot dicté par l’enfant sur un bout de papier, et le lui donner pour qu’il le recopie. Et bien sans ça, j’aurai loupé le coche, je crois bien. Sans encore faire le lien syllabique, la mioche recopie avec enthousiasme et application ce qu’elle souhaite transmettre. Ce soir, à 22h, c’était une liste : draisienne, habit de sorcier, cravate, mais il arrive de plus en plus souvent que ça soit une phrase entière. Et nous commençons le travail sur la taille des lettres et l’écriture sur une ligne (l’explication du pourquoi il est nécessaire qu’elle écrive maintenant en script et non plus en lettre bâton date aussi de ce soir, et parfaitement comprise et adoptée).
C’est tellement confortable d’être prête, en tant que parent !"


C'est vrai, il faut être prêt à suivre, être prêt à tout, ça ne prévient pas quand ça arrive. 

Quand on me demande ce que je fais, souvent et avec habileté, je détourne la conversation. Parce que qui prendrait le temps de comprendre que je me soucie des outils pédagogiques qui nous seront nécessaires dans trois ou quatre ans ? Et si je n'avais pas tous les outils là maintenant pour entamer une année de cp (c'est bien trop tôt, je ne jouerai pas à ça avec ma précieuse enfant encore chéper sur la Lune), est-ce que la petite enfance en liberté me paraîtrait aussi confortable ? 

Je suis confiante et sûre de moi, parce que je travaille beaucoup. En fait je n'ai jamais mené un si gros travail de recherche. Je ne parle pas de recherche de fiches, d'exercices, de programmes, de progression, de livres vivants, de documentaires, de jeux, je parle de techniques, de méthodologie pédagogique éprouvées dans les écoles et les classes alternatives, en particulier dans les courants Charlotte Mason, Célestin Freinet et Reggio Emilia. Le tâtonnement expérimentale, du maître et de l'élève, ne se fait pas sur du vent. Il y a un fond, une logique humaine, au fonctionnement maître-élève, groupe famille, enfant-environnement (surtout). Cette logique perçue par le maître ou le parent, je m'avancerai à dire que c'est bien plus de la moitié du travail de fait. L'autre moitié du travail, c'est la mise en oeuvre pratique de ce principe logique, avec une méthode la plus simple qui soit. Les miettes qui restent, on peut choisir de les consacrer à ce qu'on veut. 

Et comme j'ai annoncé un court article, je m'arrête là.  

Bel hiver et joyeux Noël !

Je profite de ce jour entre deux pour vous souhaiter une belle saison hivernale et un Noël plein d'amour et de paix.


lundi 21 décembre 2015

Bientôt Noël, et bientôt cinq ans...

J'en profite pour remercier la famille pour les cadeaux en avance ou très en avance. On vous zaime !



Cinq ans que je me vautre et patauge dans le tâtonnement expérimental parental avec délectation, comme un petit cochon (ou Jojo la border collie) dans la mare de boue la plus étendue, la plus boueuse, la plus argileuse qu'on ait jamais vu. Quant à savoir si la mioche se plait dans cette façon de faire, il faudrait déjà l'attraper avant de lui poser la question. Non, je suis médisante. Mais c'est qu'elle en a de l'énergie la mioche. 23h-10h période de sommeil imperturbable. 10h-23h période d'éveil en non-stop. Et ce depuis des mois. Et il n'y a pas de cernes sous ses yeux. Pas de rhumes récurrents, de toux interminables. Pas de fatigue nerveuse dans ce tout petit corps bondissant et chatouilleux.
Pas de fatigue de fin de semaine, ni de lundi douloureux. Et elle commence à bien comprendre "en n'allant pas à l'école, je me respecte, je respecte ce rythme biologique un peu décalé et ce réservoir d'énergie sans fond".
Elle s'approprie ce choix qui est le mien d'autant plus qu'elle a remarqué qu'il n'y avait pas de différence entre ce qu'elle découvre seule, et ce que sa super meilleure copine fait en grande section de maternelle (la mioche serait chez les moyens dans une version Education Nationale de notre mode de vie). Non pas qu'elle soit en avance, pas du tout, c'est une enfant ordinaire, comme en parle si bien Brune dans son dernier article. Mais c'est une enfant libre, et ça carbure ces bestioles.

En digne héritière de Lili-Prune (lisez Ponti !), ce fut pour la Mioche cinq ans d'inventions et de découvertes. Rien n'existait de ce qu'elle a découvert et inventé. Si si. Et il n'y a pas que Ponti qui le dit. La maman des Petits Homeschoolers partage aussi un peu de cet avis.

Je clos ce billet de façon un peu brutale (c'est que j'ai un gilet printanier à offrir à la mi-janvier à la mioche, et il ne se tricote pas tout seul) avec un lien vers cet article du blog Apprendre et découvrir autrement, l'aventure de Mi et Lou.


Bon solstice d'hiver à tous !



jeudi 10 décembre 2015

Libre maternelle

Ou comment laisser feuilles, cartons et ciseaux à disposition de la mioche lui a permis d'apprendre seule à découper avec de plus en plus de précision.

Nul besoin, finalement, de livrets de découpage, d'impression à la chaine de motifs aux niveaux échelonnés... La mioche a toujours été libre de découper des formes selon son imagination, sans que je ne me préoccupe d'un quelconque niveau rapporté au programme EN de l'école maternelle, ni même de ce qu'elle découpait (m'en fout royalement en réalité, mère indigne des machins en petits bouts de papier offerts avec tant d'amour...).
La voyant détourer ses messages pour Tomaz le korrigan aujourd'hui (je le remarque aujourd'hui, mais en regardant dans la boîte à mots, elle le fait depuis un moment), je me suis dit chouette, elle va apprécier les poupées de papier à habiller (genre, je serais sûr qu'elle ne hurlera pas de désespoir après avoir malencontreusement tranché le bras de sa poupée quoi).

Et bien oui, elle apprécie. Et si elle prend un ou deux millimètres de marge par endroit (le papier était dans le mauvais sens maman tu vois c'est pour ça qu'il y a encore du blanc pour pas lui couper le pouce), vas-y que je te découpe bien net entre les bougies de la couronne de sainte Lucie, entre les épaules et les tresses de la poupée...

Je pense qu'il est vraiment des choses qui sont inutiles d'apprendre aux enfants, ils se débrouillent très bien tous seuls.

Dans un autre registre, elle n'a jamais trop aimé les coloriages (enfin si, les voir et les imprimer, oui, les mettre en couleur, non). Ça ne l'a pas empêchée de savoir aujourd'hui remplir une surface sans dépasser (bon elle n'est pas à l'abri du dérapage non plus, hein, ce n'est pas un petit génie du pinceau). En fait, elle s'est imposée seule la contrainte de ne pas sortir des lignes, je ne lui ai pas demandé.

Et oui, souvent, moins j'en (je m'en) fais, mieux elle se porte.

Sauf pour l'écrit-lire. Là, visiblement, mon intervention est acceptée voir requise, au moins quelques mots par jour. Par exemple, aujourd'hui, elle m'a demandé de lui dicter lettre à lettre la phrase "tu n'as pas fait mon plan." Ça lui demande beaucoup d'efforts, elle s'est arrêtée après "tu n'as pas fait". Mais voilà quoi. Elle n'est pas encore à relier les lettres en syllabes, mais maman, sers-moi donc d'outil pour que j'écrive, j'en suis donc, moi, à l'état d'intermédiaire entre sa pensée et sa main. (Et c'est plaisant comme job.)

Je lis ce qu'elle écrit seule.
AORAMNTOMNPRA et autres assemblages de lettres hilarants à prononcer.
Sur tous supports, à toute heure du jour, tout à l'heure c'était écrit au doigt sur une vitre embuée.
Je lui dis que je ne comprend pas, que ce ne sont pas des mots signifiants, mais qu'on peut la lire, et que c'est très drôle.
Je lui désigne ses lettres les mieux formées, en remarquant que mieux elle trace mieux je la lis.

Bon, parfois, c'est fatiguant d'être présente. Et là, présentement, j'aurai bien besoin de deux jours pour dormir, bouquiner, et re-dormir, sans mioche et sans chiennes, sans le chat.

mardi 8 décembre 2015

En fin d'après-midi



La nuit est tombée, les lampes sont allumées. À peine rentrée de sa balade, au coucher du soleil, la mioche s'installe d'office à son bureau pour s'entrainer au traçage des lettres, écrire dans son carnet, et puis peindre un peu.

Il est urgent que je lui change cet éclairage aveuglant...
Edition du mercredi 23, ça y est, la lampe de bureau est équipée d'une ampoule LED.

Elle...

... chausse ses bottes en caoutchouc taille 26, répond oui-oui aux recommandations de sa mère, et se sauve dans cette magnifique après-midi de décembre.

dimanche 6 décembre 2015

Le korrigan de la Mioche

Depuis plus d'une semaine, la mioche échange des petits mots avec un korrigan, qui vient passer ses nuits à la maison, parce qu'une tempête a détruit sa maison, et qu'il lui faut un peu de temps pour la reconstruire.

Tomaz, c'est son nom, lui apporte une à une les grosses bougies de l'Avent, les jaunes que la mioche a choisies dans le magasin et que nous avons achetées ensemble. Il en profite pour glisser un billet avec une histoire d'anges (un extrait du livre "Fêter l'avent" de Soline et Pierre Lienhard). Dimanche dernier, nous avons lu l'arrivée de l'ange au grand manteau bleu, tissé de silence et de paix. C'est l'ange qui invite à préparer Noël, celui qui incite à l'empathie et à l'attention. Bien que je n'ai pas été élevée dans un milieu croyant, j'aime utiliser certaines ressources religieuses pour présenter des valeurs universelles qui font de l'être humain quelqu'un de bien. Les anges et les saints (mais aussi les divinités hindous, aborigènes, amérindiennes...) font très bien le lien entre ce qui est sacré et et la façon dont un enfant peut l'appréhender. Cela reste dans son univers merveilleux, ça lui est accessible, à égalité avec une jolie histoire de chien de traineau dans la neige du Grand Nord, ou bien de Tomaz sans abri à cause de la tempête.

Aujourd'hui, Tomaz le korrigan lui offre aussi trois petits présents pour la Saint Nicolas, une belle bougie pomme de pin, un caramel au beurre salé et une sucette en chocolat (parce que les pains d'épice traditionnels, nous les cuisinons ensemble). Le billet de l'ange rouge est glissé contre la bougie, le tout dans les bottes soigneusement déposées hier soir devant la porte de notre chambre.

Eurêka !

Je crois que j'ai compris comment on pouvait arriver à une jolie maison et un chouette intérieur quand on a du goût mais les capacités artistiques d'une fourchette en plastique bas de gamme (et qu'on est l'antithèse d'une bonne femme de ménage).

1) Passer des heures sur Pinterest et la blogosphère pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas.
2) Tout chambouler d'un coup, et réaménager un petit coin à la fois. (Vivre dans une maison moche ou dans une maison "en cours", de toute façon, c'est désagréable.)
3) Ce qui ne rentre nul par rentre très bien dans des cartons et direction La Croix Rouge Française.
4) Pas touche à la toute nouvelle maison sous l'escalier, c'est d'accord.
5) Tout coin réarrangé avec goût ça fonctionne c'est (enfin) beau c'est (même) vivable se verra attribuer un jour de ménage. La petite cuisine (l'évier et son meuble, les gamelles animalière, les poubelles, la gazinière, le carrelage mural), et la nouvelle petite maison sous l'escalier sont récurées le dimanche.

***

C'est assez rigolo de revenir sur un tel article quelques jours plus tard. Parce qu'en effet, les beaux coins bien aménagés se nettoient presque tous seuls.

Ce qui veut dire que notre atelier-salle de classe dans ses quartiers d'hiver a bonne chance de rester là pendant l'été.