jeudi 21 juillet 2016

Le Village de l'an mil fête ses 30 ans

Un boulet, moi ? Naaaaaaan. Vous prévenir une journée à l'avance d'un week end d'animation pour fêter les 30 ans du Village de l'an Mil à Melrand...ça ne me ressemble pourtant pas. Hein ? On me souffle à l'oreillette que je préviens toujours à la dernière minute ? Sottise et racontar !


Venez quand même à notre rencontre ! 


Letavia et Milites Pagenses réunis, que du bon !

Le fortin du bon sens V - la résilience, plus ou moins

C'est un titre de brouillon que je traine depuis le premier fortin, reculant l'échéance, par timidité de m'attaquer à ce gros morceau, par peur de gâcher un billet si important pour moi. Pourtant la résilience, c'est chaque jour qui passe. C'est chaque savoir-faire acquis qui fait de moi une bonne personne, une personne autonome, capable, généraliste. La résilience, c'est aussi les capacités spécialisées que je possède et que je met à la disposition de mon prochain, qui m'apporte à son tour son savoir de spécialiste. Et demain, lui et moi aurons gagné en résilience par cet échange de savoir-faire, et nous irons trouver un troisième larron parce que la survie d'un groupe d'êtres humains dépend de cela, de sa résilience. 

J'ai évoqué dans un commentaire sur le blog des Chroniques du Poulailler la mémoire du peuple. J'ai pu dire que cette mémoire se lègue par une diversité de moyens à préserver. Qu'est ce que c'est pour moi la mémoire d'un peuple ? Tout d'abord ce n'est pas quelque chose de fini. Chaque jour enrichit cette mémoire. Et puis, cette mémoire c'est le savoir-faire, le savoir-faire sans énergie autre que la force de l'homme, le savoir-faire technologique de l'homme qui utilise les forces de la nature pour son travail. Ce sont les connaissances, les découvertes, les inventions. Ce sont aussi les erreurs, les horreurs que l'être humain a pu perpétrer. J'ai pu dire que cette mémoire, transmise à nos enfants, augmente la résilience de tous.

(Système) Capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant.  *

Je me pose cependant une question. Quels sont les modes d'instruction en famille les plus résilients, aujourd'hui, en France ?

(Psychologie) Résistance psychique face aux aléas de la vie. *

 La perturbation des systèmes "famille IEF" qui a lieu aujourd'hui est une épreuve pour tous. Soyons forts, soyons résilients, inventons, adaptons nous, chacun à notre manière, et partageons ces manières, ces moyens, pour que tous y gagnent.

Je pensais clore là-dessus. Et puis me revient un commentaire de ce matin. Partir perdant c'est perdre. Pour répondre, je vais piquer un des gimmicks favoris des gens de Vie sauvage et survie, un de mes favoris aussi. Toujours tricher, toujours gagner.


* https://fr.wiktionary.org/wiki/r%C3%A9silience 





mardi 19 juillet 2016

Collectif L'École est la Maison




[...]Il existe deux courants principaux en IEF : les unschoolers -que nous appellerons également informels- qui s’appuient sur les apprentissages autonomes et autogérés ; les formels  qui privilégient une approche de transmission structurée. Notre collectif « L’école est la maison » regroupe des familles aux apprentissages formels.

Formel vient du latin formalis « qui a la forme de ». Par conséquent l'apprentissage formel est   déterminé. L’instruction formelle suppose donc un enseignement structuré sur la base de la transmission. Nous considérons celle-ci comme une émancipation qui permet aux enfants d’être outillés afin d’accéder plus facilement aux savoirs et ainsi être en mesure de développer une autonomie et la liberté.

Pour autant, nos enfants ne sont pas vissés sur une chaise toute la journée ! Les apprentissages se font dans la bienveillance et tiennent compte de leurs capacités, de leurs intérêts et de leur rythme. Ils s’appuient sur des méthodes variées qui évitent la fatigue de l’enfant à laquelle nous demeurons attentifs.

Nous osons leur offrir une diversité de champs d’intérêts partant du postulat qu’on ne peut pas développer d’intérêt intrinsèque pour ce que l’on ignore. Plus vastes sont les connaissances, plus grandes sont les possibilités d’apprendre et de s’ouvrir.

L’enfant vit dans l’instant présent. Il ne connait pas les conséquences de ses actions pour l’avenir : c’est pourquoi nous nous situons au-delà de son unique motivation intrinsèque pour guider ses apprentissages. Comme adulte responsable, nous pensons qu’il est de notre ressort de l’aider à acquérir les fondamentaux, même ceux pour lesquels il démontre moins d’intérêt, afin de garder toutes les portes ouvertes lorsque sera venu le moment pour lui de choisir son orientation.[...]

Le Collectif L'Ecole est la Maison regroupe des personnes qui ont une expérience de l'instruction formelle sous quel qu'aspect que ce soit : instruction en famille (IEF), cours par correspondance (CPC), scolaires, enseignants, soutien scolaire etc... Nous pensons en effet que nous pouvons nous enrichir de nos différences.
Les porte-paroles du collectif l'Ecole est la Maison ont une longue expérience de l'instruction formelle en famille à titre personnel.

Le Collectif L'Ecole est la Maison a pour volonté

  • de communiquer et d'informer sur l'instruction formelle en famille
  • d'être force de proposition pour un juste encadrement de l'Instruction En Famille (IEF)
  • de relayer et de diffuser tout ce qui a trait à l'instruction en famille et tout particulièrement à l'instruction formelle en famille
  • de militer et d'agir pour des relations pacifiées et constructives avec l'Education Nationale, seule voie possible, selon nous pour un IEF durable.
Le Collectif L'Ecole est la Maison est autonome.
Il ne dépend d'aucune association, d'aucun parti politique. Ses membres sont tous bénévoles. Si frais de fonctionnement il doit y avoir, ils seront assurés par des dons exclusivement.

Le Collectif l'Ecole est la Maison est attaché à sa liberté de penser et de parole. Il est apolitique et non-confessionnel.

samedi 16 juillet 2016

L'histoire d'un été - première partie

La côte nord avec Grand-père
Photographie Grand-père
Photographie Grand-père

Mes bébés sous lampe
(enfin ceux des copains que j'ai couvés 10 jours et que je nourris)
(et il sont huit, trouvez les deux qui se font marcher dessus)
(et ils sont crados, et feront tout pour rester sur le journal sale quand tu glisses le propre à la place)



La robe blanche
(pour archive)




mercredi 13 juillet 2016

Teigneuse petite cuiller II

Flylady v2.0 à la mode Gwen sauce (pimentée) Enid, les images qui parleront d'elles-mêmes.



Une semaine après...

Ce matin
(Et encore le carton au milieu, c'est la poubelle recyclage qui a émigré après la photo.)

Et en cette fin d'après-midi...


(Machine à tricoter fixée sur un bâti de métier à tisser et métier à tisser, pour les curieux)
(et non, ce n'est pas un hotspot sous la machine à tricoter, ce sont les accessoires.)


Que je vous rassure, le reste de la maison était tout du long à peu de choses près comme ça, hein, quand je dis que je n'avais qu'un problème mais un gros....


lundi 11 juillet 2016

De retour

Elle est revenue toute fraîche de ses vacances avec Grand-père.

Sa chienne la colle, bousculant, reniflant, léchouillant, heureuse de retrouver sa petite patronne.

La maison résonne à nouveau de son babil incessant, le jardin de ses expériences aquatiques, le coin jeux de ses amusements.




Le fortin du bon sens IV - les pavés dans la mare de l'IEF

Qu'il est difficile à tenir, ce fortin, quand on l'assaille avec force de loi(s).

Les veilleurs se regardent en chien de fusil, incapables de s'accorder sur les armes à brandir, les jeteurs de ponts en balancent les pavés, les nuages noirs de l'orage pèsent un tel poids que des parasites vrombissant viennent nourrir l'exaspération de tous.

Est-on obligé de tomber d'accord ? D'être unis comme un seul alors que nous sommes multiples ? Ne peut-on pas considérer ça comme un atout, devant l'échec des premières salves des premiers veilleurs, devant le temps qui joue à la fois pour et contre nous, d'avoir un filet à lancer pour nous repêcher à la fin août si les actions associatives n'aboutissent pas ? N'est ce pas un atout d'avoir un filet perfectible, et qui puisse aussi se ravauder, dans un langage que les Bousillators EN2016 d'en face puisse comprendre ?

Vous la voulez, ma liste utopique à moi ?

1. Déclaration annuelle facultive à l'EN, à la mairie et à la CAF. Mais si déclaration il y a alors allocation de rentrée scolaire il y a aussi. Donnant-donnant. Augmentation de l'allocation de rentrée scolaire. Ouais. Parce que s'engager volontairement à être inspecter, s'engager officiellement avec cachet de la poste faisant foi, ça demande des couilles.

2. En cas de déclaration, inspection annuelle EN et mairie. La déclaration engage jusqu'à l'inspection de l'EN (la seconde inspection le cas échéant).

3. En cas de déclaration, une seule signature d'un responsable légal. EN et IEF à égalité, merde quoi. Et si marasme familiale il y a, on claque des thunes dans la médiation, ça vaut le coût.

4. En cas de déclaration, plusieurs dates d'inspection proposées au plus tard un mois avant. En cas de déclaration, négociation du lieu d'inspection (domicile, locaux, autres lieux plus neutres, etc... l'imagination n'est pas interdite en France.) dans le plus grand intérêt de l'enfant. Possibilité de demander un autre ien à ce moment là si aucun terrain d'entente n'est possible. (Si pas de terrain d'entente possible avec un second inspecteur, remboursement de l'ars = liberté pédagogique préservée, et équité préservée entre EN, CAF et famille).

5. En cas de déclaration, charge aux familles prévenir une quinzaine à l'avance l'inspecteur sur quoi il va tomber. Histoire qu'il puisse refiler le bébé à un autre ien si le clash s'annonce inévitable. Oui, il serait aussi permis et recommandé à un inspecteur (anti-unschool par exemple, m'enfin, avec la déclaration facultative, le problème se résous en grande partie) de se désister pour préserver la paix des familles. 

6. Modalités de l'inspection négociées à l'avance à partir d'un dossier pédagogique ou bien déroulement type entretien/présentation-tests. Tout le monde sait ce qu'il a à faire le jour J. Une inspection à trois acteurs, le parent, l'inspecteur et l'enfant. Pas de pseudo conseillère pédagogique. Un inspecteur est assez grand pour se démerder, c'est son job.

7. Une inspection ne peut aboutir à une injonction de scolarisation en établissement. Si l'enfant est en danger, maltraitance etc, y'a des services sociaux pour ça. En cas de doutes concernant l'instruction, 2nd contrôle, et si doutes toujours, obligation de déclaration de l'ief l'année suivante (charge aux parents de mener leur propre réflexion tout en préservant leur liberté pédagogique). Les parents peuvent toujours choisir de scolariser leur enfant dans un établissement (public ou prive sous/hors contrat). La liberté d'instruire et la responsabilité incombent aux parents. S'ils laissent leur enfant devenir un connard de la pire espèce, ils le regretteront et le paieront de toute manière lorsqu'ils seront vieux et incontinents par la négligence dont leur môme fera preuve envers eux. Laissons la nature rendre les coups de bâton. 

8. En cas de déclaration, des aides à l'accès aux professionnels pour les enfants aux besoins spécifiques (dys, TDA, etc...). 




Ouais, hein, c'est bien loin des propositions de Laurence des Chroniques du Poulailler que je soutiens dans la situation actuelle.
Et alors ?
Est-ce que pour autant je dois porter des oeillères pour ne pas voir dans quelle mare vaseuse l'ief a été jetée par une Éducation nationale pourrissante ?
On ne sort pas des sables mouvants en sautant d'un bond hors de la fange. S'agiter frénétiquement ne fait qu'accélérer l'enlisement. D'abord, on respire doucement, on s'allonge de tout son long sur toute la surface, et on progresse lentement pour sortir ses jambes de là, et puis tout aussi doucement pour regagner la terre ferme et la liberté.

jeudi 7 juillet 2016

Teigneuse petite cuillère

Gwen et moi avons un point commun. Notre passé de bordéliques indécrottables. Et puis, et puis, encore inconnues l'une pour l'autre, nous nous sommes emparées du cure-pied à poney pour remédier à cet état des choses, chacune à notre manière.

Et comme elle, je peux dire aujourd'hui : les habitudes ménagères me donnent le temps d'être libre de réaliser tous mes projets.
Je peux m'installer à même le sol pour décalquer un patron de couture sans avoir à ranger quoique ce soit. OK, avec deux chiennes dont une aux poils mi-longs, il me faut passer un PETIT coup de balai avant. Mais ça, c'est normal, la contrepartie d'avoir deux chéries d'amour canin, non ?
Je peux quitter la baraque en coup de vent pour trois mois, la vaisselle ne risque pas de moisir dans l'évier, vu qu'elle est propre, et pire, elle ne risque pas de prendre la poussière, puisqu'elle est rangée.
Je peux même recevoir la visite du maire ou de l'inspection de l'académie au pied levé en l'état des choses, leur servir un café à la table de la cuisine sans les miettes, ils peuvent emprunter les toilettes sans honte (ok, là, y'a la bassine de lessive dans le passage, mais mes aménagements sanitaires ne sont pas un modèle d'ergonomie non plus).
Aujourd'hui, chez nous, c'est très vivable, souvent rangé et parfois bien propre (comprendre de temps à autre en chantier et souvent poussiéreux, chiennes, vaches et tracteurs en cause). Mais, il y a toujours une pièce qui chie dans la colle (mon atelier forcément), un encombrement monstrueux sur le pallier et une gestion des placards pas franchement optimale.

Aussi, quand Gwen lance son Flylady 2.0, j'y vois l'occasion de mettre un bon coup de cravache dans mon ménage, et d'enfin attaquer mon Hellspot, mon cauchemar, mon boulet. Et ce, sans sacrifier mes petites routines ménagères établies et maintenant aussi naturelles que ma tasse de café matinale.

J'adore sa comparaison avec la petite cuillère. Aussi, moi qui ne suis pas une FlyLady, je revendique mon état de petite cuillère. Et teigneuse par-dessus le marché.

Hellspot, tu trépasseras, foi de couvert à dessert !

mercredi 6 juillet 2016

Législation IEF ou le marasme ambiant

Oui il est inadmissible qu'un gouvernement se sente obligé de règlementer et le Parlement de légiférer dans l'urgence, alors que prendre un an ou deux serait NÉCESSAIRE pour mener une consultation auprès de la population concernée, avant de prendre quelque décision que ce soit.
Oui il est inadmissible qu'un vote à l'Assemblée se déroule avec 49 députés sur 577.
Oui il est inadmissible que la ministre concernée ne soit pas présente lors de ce vote.
Oui il est inadmissible que ce même ministère n'écoute pas les revendications de ses propres ouailles, inadmissibles qu'une pression énorme soit mise sur les petits instit' et les petits profs, inadmissible qu'ils soient obligés d'enseigner de la merde aux mômes.
Oui c'est le foutoir, c'est révoltant, c'est absurde. 

MAIS ce n'est pas sans concession que nous sortirons de cette situation absurde !

Une fois la peur de la proposition de loi de M. Ciotti maîtrisée, j'ai longuement cogité. Remâché. Ruminé même.

Je vous copie-colle un commentaire que j'ai écrit hier :

"J'ai toujours le derrière entre deux chaises en réalité. Mon côté punk qui prône l'autodétermination de chacun, et mon côté grégaire qui recherche le compromis pour une plus grande résilience communautaire (qui passe par l'instruction et l'éducation de chacun + les capacités propres qui préservent/enrichissent les savoirs-faire et la culture) (c'est limite politique ce que je dis, non ?).
Proposer un texte qui encadre et l'EN et les familles me parait la chose à faire dans le marasme ambiant et la précipitation ministérielle, mais il est urgent que l'EN se réforme en elle-même pour survivre à long terme. Quelqu'un aurait une carte Joker ?"

C'est pourquoi je vous encourage aujourd'hui à soutenir Laurence dans sa démarche :

http://la-mere-poule.blogspot.fr/2016/07/mes-propositions-pour-faire-evoluer-lief.html

Je ne crois pas que ces propositions posent en quoi que ce soit des restrictions aux familles ief. Il est demandé que l'EN tienne compte des choix des familles de façon SYSTÉMATIQUE. Il y est EXPLICITEMENT écrit que les familles ont une obligation de moyens et non de résultat. EXPLICITEMENT, ça veut dire qu'aucun test ne peut être éliminatoire, que l'inspecteur ne peut pas décider d'une rescolarisation UNIQUEMENT sur la base d'un couillon de test.

Je ne suis pas entièrement d'accord avec tout, notez bien. Il y a un point que je nuancerai, le cas des parents divorcés. Un médiateur pourrait intervenir en cas de désaccord, de façon systématique là aussi. Mais c'est un point de détail, puisqu'aujourd'hui, il me semble que lorsqu'un des deux parents refuse l'ief, c'est établissement scolaire cash. Laurence ne ferme donc pas la porte à mon idée de médiation dans sa proposition telle qu'elle est.



Une seule brosse à dents dans le gobelet

Les jours sont longs et courts. Longs, le rire de Tara, ses chants, ses danses, ses constructions, se promènent quelque part sur la côte nord de la Bretagne, sur le sentier côtier et les campings abrités. Courts, la maison se fait toiletter, alléger, pomponner, les animaux domestiques réclament (et obtiennent) toute l'attention qui leur est due, pas de repos pour les parents IEF cette année, le jardin à observer, le corps et l'esprit à reposer.

Les jours sont longs et courts, la lumière pointe tôt, le soleil s'endort tard, mais le temps file, pourtant on doit prendre le temps de bien faire les choses. Les jours sont longs et courts, les fils et les métiers dans l'atelier s'impatientent, mais chaque chose en son temps.

mardi 5 juillet 2016

Un an de blog - le tirage au sort

Protocole simplissime : j'avais des doutes sur les gens qui participaient ceux qui participaient pas. Alors j'ai écrit le nom de tout le monde (Facebook et blog) sur des bouts de papier, je jette ça dans les escaliers, la marche la plus haute gagne, et si la personne ne veut pas du bouquin, la marche suivante l'emporte, etc...

Suspens, je lève mon fion pour aller mettre la zone dans mon escalier tout propre tout rangé (bonnes habitudes inside)...

Delphine
qui participe explicitement, 
est donc conviée à me contacter par le formulaire de contact !


Merci à toutes et à tous d'avoir participé, maintenant, je vais balayer mes cochonneries, et penser au prochain ouvrage que je vous offrirai.

Manuel de [sur]vie en milieu naturel


L'auteur :
" Anthropologue, David MANISE a grandi au Québec où il a passé un grande partie de son temps en forêt et sur les rivières sauvages de la Gaspésie. Depuis 2003, il intervient en tant qu’instructeur de survie et self-défense auprès de publics civils, policiers et militaires en France et en Europe. Il poursuit par ailleurs son métier de formation à travers les pages de magazines tels que Carnets d’aventure ou Trek mag."
La quatrième de couv' :
" Instructeur de survie depuis 2003 et considéré comme l’un des plus grands spécialistes français dans son domaine, David MANISE connaît précisément les besoins et les attentes de chacun en milieu naturel. Dans ce guide résolument pragmatique et accessible, il vous fait bénéficier de sa très grande expérience d’homme de terrain et de formateur en s’appuyant sur les dernières recherches scientifiques. Réguler sa température par tous les temps, trouver et purifier de l’eau, manger sur le terrain, s’orienter et progresser, gérer les risques, rester conscient, assurer les premiers secours… Son objectif est de vous dévoiler les techniques et les conseils ayant réellement fait leur preuve depuis de nombreuses années. Il vous propose les solutions concrètes les plus adaptées aux problématiques que vous pouvez rencontrer en milieu naturel, applicables dans les différents biotopes de la planète. Bénéficiez d’un haut niveau d’expertise pour (sur)vivre en milieu naturel !"


Je pourrais commencer par le moins important, l'apparence. Graphiquement, c'est une réussite. Des croquis nets d'une simplicité redoutable, une mise en page épurée avec juste ce qu'il faut de petits détails pour que ce soit beau, des photographies pleine page ou en double-page qui offre ponctuellement une récréation appréciable au cerveau, un format sans chichi.

Je pourrais aussi dire que le bonhomme, un tantinet fidèle à lui-même, ne livre pas ici des recettes bushcraft ni un Nième manuel des Castors Séniors, juste du "gros bon sens" en barre.
La base, le vital. Et juste un soupçon de confort pour nourrir la curiosité de chercher plus loin.

Mais en réalité, si vous saviez comme la tentation de vous spoiler la fin est forte ! La conclusion de ces deux cent pages techniques est d'une grande douceur. J'arrête là avant de céder, en vous laissant avec quelques billets de l'auteur sur son blog :
http://blog.davidmanise.com/quelques-trucs-que-jai-appris-en-10-ans-a-enseigner-la-survie/
http://blog.davidmanise.com/pas-avoir-pas-etre-faire/
http://blog.davidmanise.com/faire-un-truc-qui-change-la-vie-tous-les-jours/
Un article spécial éducation : http://blog.davidmanise.com/comment-est-ce-que-jimaginerais-lecole-alternative-une-premiere-louche-en-vrac/

Quoi ? Une idée du sommaire ? Hé, 16 chapitres tout de même !

LA PYRAMIDE
LA RÈGLE DES 3
LES 5 ESSENTIELS POUR (SUR)VIVRE
DÉFINITION D'UNE SITUATION DE SURVIE
LES PROFONDEURS*
GESTION DES RISQUES
UTILISATION DES OUTILS COUPANTS
S'ORIENTER
PREMIERS SECOURS EN MILIEU ÉLOIGNÉ
SE SIGNALER ET ETRE RETROUVÉ
RÉGULER SA TEMPÉRATURE
L'EAU
LA NOURRITURE
L'HYGIÈNE
LA PRÉPARATION
LE MOT DE LA FIN




* Il cause ici de l'humain pas de l'océan.